‹ Contes. Précédés d'une noticeChapitre 10 sur 42 · X NOTICE · texte numérisé non relu

X NOTICE

l'état ecclésiastique, il dut cependant passer quelque temps à Saint-Sulpice ; mais, comme Gresset, U plaisantait un peu de sa prison, et Von possède de lui une lettre encore inédite où il décrit sa chambre comme étant « mi-paroisse, mi-garde-manger l ». Nous ne savons s'il y fit beaucoup de théologie ; ce qui est certain, c'est qu'il y écrivit la Reine de Golconde et plusieurs de ses vers les plus mondains et les plus légers. Même au temps des Bernis, des Grécourt et des Voisenon, ces premiers sermons de l'abbé de Boufflers devaient donner à réfléchir, et voici comment Voltaire arrangeait, à sa façon, la carrière ecclésiastique de son jeune ami, dans une lettre écrite à M, Devaux, le Panpan de M* 1 * de Graffigny; qui était lecteur de Stanislas à peu près comme Vabbé Porquet en était Vaumônier, c'est-à-dire aussi peu que possible*.

« Ah I mon cher Panpan, que n'êtes-vous dans mes petites retraites ! que n'ai-je eu le bonheur d'y recevoir M. l'abbé de Boufflers! J'entends parler de lui comme d'un des esprits les plus aimables et les plus éclairés que nous ayons. Je n'ai point vu sa Reine de Golconde y mais j'ai vu de lui des vers charmants. Il ne sera peut-être pas évêque : il faut vite le faire chanoine de Strasbourg, primat de

i. Correspondance inédite de la comtesse de Sabran, Paris, i8^5. Introduction, p. vi. *

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