‹ Contes sans prétentionChapitre 27 sur 41 · OD LA REINE DE SEIZE ANS · texte numérisé non relu

OD LA REINE DE SEIZE ANS

Le jour coaunençait à pénétrer dans une chambre basse d'une maison située dans la rue de Guild-HalU Aussi entendait-on la voix grondeuse d'un homme

qui, du haut de ^échelle qui conduisait à Tétage supérieur, excitait la lenteur de quatre ou cinq valets, en train de faire leur toilette. Gomme ils finissaient de s'habiller, celui qui semblait leur maître descendit. Un des valets lui présenta une hache qu'il examina avec soin. Il promena ses regards autour de lui, et demanda brusquement où était maître Fayry. Celui-ci entra aussitôt, se plaça en face de son mal-

tre; comme lui, îl portait une hache resplendissante; il s'était posé comme quelqu'un qui s'offre à l'examen d'un supérieur et d'un connaisseur à la fois, mais cependant avec la confiance d'un homme sûr de lui-même. Après l'avoir attentivement considéré, le maître lui dit avec un signe de satisfaction :

— C'est bien, Fayry, la tenue est bonne, mais ce n'est rien, mon garçon ; songe à ce qu'il te reste à faire. J'espère que tu dois être content d'avoir quitté Edimbourg pour Londres, et d'avoir changé la peau tannée et coriace de tes lairds écossais pour la fine peau de nos seigneurs d'Angleterre ?

— Je vous remercie, maître Jack,- répondit le jeune homme ; vous m'avez tenu plus que vous ne m'aviez promis.

— Et ce n'est pas la coutume dans ton pays, n'estce pas? mais je yeux être franc; assurément quoique je désire t'avancer parce que tu m'es reconamandé par lord Muray, je ne t'aurais pas cédé Texécution d'au-

Page 1