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procession de fantômes sur Ja
route déserte . . . Le village est disparu là-bas d la zône noire. Nous voilà e un petit rideau d’arbustes, le long d'une elôture, et là, priant le Di couvrir de son bouclier, confiance l'endroit d’où
ans mbusqué: derrière
‘uU des nations de nous nous regardons avec l'ennemi doit surgir.
Nous n'avions pas honte de prier, mes enfants !. ,. . Plus on craint le Seigneur, moins On craint les hommes !
% Le jour commence à poindre , . , Des lueurs blanches glissent sur les champs, à travers les bosquets d'arbres noirs, Un trait rouge comme du sang déchire, à la hauteur des forêts lointaines, le levant endormi , . . Un nuage de poussière monte sur 1h route là-bas.
—Courage, mes amis, dit Viger, les voi- Es S
Un frisson court dans nos veines et nos coeurs battent avec violence. Pas de peur, mes enfants ! . . . je vous le jure ! Nous regardons nos mousquets comme pour leur demander s'ils vont répondre à notre attente et seconder nos efforts. Viger embrasse le sien :
—La mort seule nous séparera, dit-il,
Nous faisons la même chose, et nos yeux s’'emplissent de larmes.
Ils arrivent traînant les deux prisonniers,
— Halte ! crie notre chef.
En méme temps, nous nous levons et mettons en joue. Les Anglais paraissent ahuris.
— Halte ! crie de nouveau le bou Ilant Viger . . . Libérez les prisonniers !
J'est le fusil qui lui répond. Une bälle lui effieure la jambe, une autre lui emporte le bout du petit doigt.
—En avant, les braves ! clame-t-il d’une voix formidable.
Et il s’élance le premier. Il barre le chemin aux Anglais. Il fait feu et blesse au genou le cavalier qui était à la tête de la troupe. engagement devient général. Nous nous battons comme des lions. Nous éventrons de:
chevaux et nous désarconnons des soldats . . . L'ennemi nous croit nombreux, et, pour le confirmer dans son erreur, Viger crie, menace, appelle, se tournant de tous les côtés, comme
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