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K.—Je pense y avoir étéeux fois; maisje n’en suis pas bien certain, cependant.
Q.—Avant votre élection, combien y avait-il de temps que vous y étiez allé ?
R—Je ne puis pas dire.
Q.—Combien de fois y êtes-vous allé ?
R.—Je ne puis pas dire.
Q.—Vous rappelez-vous d’auc’.ne fois ?
R.—Je me rappelle que je suis déjà entré voir M. le curé de St. Norbert.
Q.—Combien d'années auparavant ?
R.—Je ne puis pas dire.
Q.— Est-ce plus de dix ans ?
R—Non.
Q.—Est-ce plus de cinq ans ?
E.—Non. Six mois, un an, peut-être deux ans:
je ne m'en rappelle pas exactement.
, Q.—Les deux fois que vous y êtes allé, pendant votre élection, lui avez-vous parlé ou vous a-t-il parlé de votre élection, en quelque manière que ce soit ?
R.—Je ne suis pas positif si c'est deux fois que j'y suis allé ou une seule fois ; je vous ai dit y avoir été une fois ; je ne me rappelle pas si je lui en ai parlé et je ne me rappelle pas s’il m'en a parlé. S'il m'en a parlé, j'ai dû lui répondre.
Q.—Vous rappelez-vous d'y être allé une fois pendant votre élection, avec M. Israël Tarte, dans le temps Rédacteur du journal Le Canadien, et quia pris une part active à votre élection ?
R.—Je ne suis pas certain si. la fois ou les deux fois que j'y suis allé, M. Tarte était avec moi; je me rappelle que nous sommes partis de Berthier
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pour aller à St Gabriel de Brandon ; mais je ne me rappelle pas si, cette fois là, je suisentré avec M. Tarte, chez M. le curé St Aubin.
Q.—A votre connaissance, M. Tarte n’esi-il pas parti, une fois, en vous disant qu'il allait voir M.St Aubin ?
R.—Non; monsieur.
Q.—Avez-vous su que M. Tarte y était allé une fois ?
R.—Je ne puis pas dire.
Q.—Vous l'a-t.il dit ou d’autres vous l’ont-ils dit ?
R.—Je ne me rappelle pas que personne m'en ait parlé, et il ne m'on a pas parlé, s’il y est allé.
Q.—Vous a-t-il jamais dit qu'il y irait ou qu'il devait y aller ?
R.—Il ne m'en a jamais parlé.
Q —Pensez-vous que c'était avec M. Tarte que vous y êtes allé cette fois là ?
*R.—Je ne puis pas dire si c’est la fois que j'y suis allé avec M. Tarte ou si, cette fois, j'y suis allé seul.
Q.—Est-ce que généralement, pendant votre élection, lorsque vous entriez chez les membres du clergé, il était pas question de votre élection, de quelque manière ?
ER. — Pas toujours.
Q.—On vous demande généralement ?
R.-Je ne crois pas.
Q.—N'avez-vous pas répondu ce matin, à différentes questions, que vous croyiez qu'il avait dû en être question dans ces visites ?
R.—II a dû en être question dans quelques visi-
tes ;mais je ne suis pas prêt à dire que dans toutes les visites, il en a été question.
Q.—Vous voulez dire qu 'ilen a été plutôt question
avec ces différents messieurs qu'il en a dû être ques-
tion âvec d’autres ?
R.—Vvidemment il a dû én être question,et s'il en a été question, c'est plutôt avec Mrs Loranger et Champeau: mais je ne m'en rappelle pas.
Q.—Pourquoi dites vous qu'il aurait dû en êtré plutôt question avec ces déux méssieüurs qu'avec les autres membres du'clergé ? |!
R.—Parce que j'avais l'habitude, et j'ai encore l’habitude, de les voir plus souvent que je vois les deux autres messieurs.
Q.—Etes-vous allé chez M. le curé de St Damien ?
R.—Oui, monsieur.
Q.—-L'avez-vous vu au presbytère ?
R.—Oui, je l'ai vu au presbytère.
Q.—Aviez-vous coutume d’aller j'isqu’à St Damien, dans vos visites auprès des membres du clergé ?
R.—Je dois vous dire, si je me rappelle bien, que c’est peut-être la première fois ou la deuxième fois que j'allais à St Damien ; je ne m’en rappelle pas bien.
Q.-—-De quel parti. politique était le Révd. M. St Aubin, curé de St Norbert, lorsque vous êtes allé chez lui ?
R.—Je ne puis pas le dire.
Q.—En avicz-vous entendu parier ?
R.—On m'a dit qu'il avait été favorable au parti conservateur.
Q.—Avez-vous cru ceux qui vous ont dit cela, et les croyez-vous encore ?
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R.—J'ai lieu de le croire.
Q.—Avez-vous entendu dire, dans le temps, qu'il travaillait au succès de votre élection, et qu'il parlait même sur les hustings, rencontrant les orateurs du parti adversaire ?
R.—Je ne m'en rappelle pas.
Q.—-Vous jurez que vous n'avez pas entendu dire que le Révd. M, le curé St Aubin montait, sur les hustings et parlait en faveur de votre élection ?
R.—Je jure que je ne me rappelle pas qu'on m'ait dit que ie Révd. M. le curé St Aubin en avait parlé.
Q—N'était-il pas notoire dans le public, parmi vos partisans et vos adversaires, que le Révd. M. St Aubin était un partisan dévoué au parti conservateur, et qu'il faisait tout son possible pour supporter votre candidature ?
R.—Je ne puis pas le dire par moi-même.
Q.—Je ne vous demande pas si vous pouvez le dire par vous-même, je vous demande si vous connaissez assez de faits pour pouvoir le dire ?
R.—Je sais que la rumeur publique le disait ; mais, quant à moi, je ne le sais pas.
Q.—La rumeur publique ne comportait-elle pas également que le Révd. M. Archambault, le curé de St Barthélemy, ainsi que son vicaire le Révd. M. Brien, étaient aussi des conservateurs dévoués, faisant leur possible dans les intérêts de votre candidature ?
Objecté à cette question comme illégale.
Objection renvoyée par la Cour.
R.—J’ai appris, comme rumeur, que ces messieurs étaient favorables au parti conservateur et d'autres
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m'ont dit que ces messieurs me paraissaient désintéressés.
Q.—Laquelle des deux rumeurs avez-vous crue, dans le temps, comme étant la véritable et la plus probable d’après les faits et circonstances que vous pouviez connaitre personnellement ?
R.—C'est assez difficile à dire ; si une rumeur vient me dire que c’est en ma faveur, et une autre vient dire qu'ils sont indifférents, mon opinion est que c'est assez difficile à dire pour qui ils travaillaient.
Q.—Avez-vous pu vaincre cette grande difficulté, et vous êtes-vous fuit une opinion là-dessus, oui ou non ?
R.—Je ne me suis pas fait d'opinion la-dessus.
Q.—La rumeur publique ne disait-elle pas également que les Rvds. Messrs. Lorangér et Champeau étaient dans les mêmes dispositions que ceux déjà nommés ?
R.—Oui, monsieur.
Q.—Avez-vous fait dans le cours de votre campagne électorale aucune démarche, auprès d’aucun de ces Mrs. du clergé, de nature à faire diminuer leur zèle ou leur travail en faveur de votre candidature ?
R—Non.
Q.—N'était-il pas rumeur dans :e public, pendant votre élection, que ces messieurs du clergé:se prononçaient en chaire, dans leurs prédications, contre le parti libéral ou le parti rouge ?
R—Quelques uns m'ont dit que oui, mais dautres m'ont dit que non.
Q.—Laquelle avez-vous crue de ces deux versions ?
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R.—Je ne puis pas me prononcer sur cette question.
Q.—Jurez-vous que vous n'avez cru ni l’une ni l'autre ?
R.—Je jure qu'on me faisait une zosition très-difticile par la rumeur publique, me disant qu'ils comprenaient quelques chose, et d’autres qu'il ne compre::aient rien.
Q.—On ne vous parle pas de l'impression des électeurs, on vous demande seulement s’il n’était pas notoire et de rumeur publique, dans le temps.de votre élection, que les membres du clergé du comté se prononçaient, dans le cours de leurs prédications, fortement contre le parti libéral ou vulgairement appelé rouge ?
R.—Je viens de vous dire que quelques uns m'ont t qu'ils se prononçaient et d'autres qu'ils ne se prononçaient pas.
Q.—Etait-ce le plus grand nombre qui disaient qu’ils ne se prononçaient pas, on le petit nombre ?
R—Autant d'un côté que de l’autre.
. Q.—Avez-vous entendu dire pendant l'élection, et n'était-ce pas la rumeur publique, que les membres du clergé, dans certaines paroisses du comté, refusaient d'admettre à faire leurs läques ceux qui se déclaraient appartenir au parti libéral ?
Le Défendeur objecte à cetle question comme illégale et il objecte aussi à la preuve d'aucun fait par la rumeur publique, Objectiou renvoyée par la Cour.
R.—Je l'ai entendu dire.
Q.—L'avez-vous entendu dire par beaucoup de monde ou par une couple de personnes seulement ?