LL AS
put Gus
Q.—Jurez vous qu’elles ne vous en ont jamais parlé depuis, et qu’elles ne vous ont pas dit qu’elles avaient fait de tels sacrifices, pendant votre éléction ?
R.—Elles.ne m'ont [Rae dit ga et ph fait aucun sacrifice.”
Q.—Ne vous ont-elles pas dit,:ou d’autres ne vous ont-elles pasinformé qu’elles uvaient donné-quittance, à plusieurs personnes, de comptes que ces personnes là leur devaient ? fé
R.—Elles ne m'en ont jamais parlé.
Q.—Jurez-vous que vous ignôrez complétement un pareil fait.
R.—Je jure que j'iguore complètement un Qt fait.
Q.—Avez-vous vu le nommé Joseph Bonin alias Baril Blanc Bonin, cultivateur de la paroisse de rs noraie, pendant votre élection ?
R.—Oui je l'ai vu
Q.—L'avez-vous vu avant la votation, et le jour même de la votation, dans certain poll ?
R.—Oui.
Q.—Qu:est-ce qu'il vousa duc dans le poil,
avant la votation, ou immidiatement aprèsavoir voté ?
R.-—Je ne puis pas dire ce qu'il m'a demandé.
Q.—Pouvez-vous dire ce que vous lui avez répondu devant les personnes présentes ?
R.—Oui.
Q.—Qu'est ce que c'est ?
R.—Je ne puis pas dire, cependant, lorsqu'il a fait cette demande, s’il s’adressait à moi ou à d’autres personnes qu'il y avaitlà. Ila dit, en sortant : “Je vais chercher l’avoine,” je ne sais pas si c’est à moi ou à
MT
un autre qu'il s'adressait,toujours'que je Jui ai repondu que je n'avais pas d'avoine.
Q.—Ne vous a-t-il pas dit, en sortant du poll, après avoir voté : ‘j'ai voté pour. toi, maintenant, tu vas me donner l’avoine que tu m'as promise? ”
R.—Non monsieur; il ne m'a pas dit cela.
Q.—Vous jurez qu'il ne vous a pas dit cela ?
R.—Je le jure.
Q.—Eh bien ! qu'est-ce qu’il vous’a dit ?
R.—" A présent! je vais chercher l’avoine ” ; mais je ne puis pas dire s’il s’adressait à moi ou à d’autres, lorsqu'il a dit cela.
Q.—Qu'est-ce qu'ont répondu les personnes san? M avait là ?
R.-+-Je ne me rappelle pas si les autres ont répondu. |
Q.—Avez-vous coutume de répondre pour les autres ? | R.—Lorsqu'on s'adresse à moi par erreur.
Q.—Alors, c'est parce que vous avez pensé qu'on s'adressait à vous, que vous avez répondu ?
R.—Je ne le sais pas.
Q.—Qu'est-ce que c'est que vousavez répondu ?
R.—Je lui ai dit que je n'avais pas d'avoine.
Q.— Avez-vous dit que plus tard vous pourriez en avoir ?
R.—Non.
Q—Combien de temps auparavant, vous EN parlé de cette avoine-là ?
R.—II était venu chez moi, au commencement d’a-
que que
on
en
su EU ee
vril, du premier avril au quinze, me demander de l’avoine.
Q.—Qu'est-ce qu’il vous avait dit ?
R.—Il m'a demandé si je lui vendrais de l’avoine.
Q.— Qu'est-ce que vous lui avez répondu ?
R.—Je lui ai dit qu'après avoir accepté la candidatare, il ne pouvait pas avoir d'avoine; que je n'avais pas d'affaire à lui.
Q.—La demandait-il à crédic ou avec de l'argent?
.—Je crois que c'était à crédit, parce que. j'avais coutume de lui avancer différents effets, de la fleur, du lard et autres choses,
Q.—Qu'est-ce qu'il a répondu, lorsque vous lui avez dit qu’il n'aurait pas d'avoine.
R.—I1 m'a dit qu'il ne venait pas en vüe d'élection: je ‘lui ai dit: que ce soit en vue d'élection ou autrement, je n'ai rien à faire avec vous.
Q.—Etait-ce un libfral ou bien un conservateur, que ce M. Joseph Bonin ?
R.—Xe ne puis pas dire.
Q.—Jurez-vous que vous ignoriez qu'il passait, et était connu dans le public, pour être un libéral, em politique ?
R.—Quelques uns le disaient libéral, et d’autres le disaient conservateur.
Q.—Etait-ce le plus grand nombre qui vous le di-
sait ou le plus petit nombre, et lequel des deux avezvous cru ?
R.—Je ne crois pas devoir me prononcer sur cette question. Je crois autant qu'il a voté contre moë que je crois qu'il a voté pour moi.
Q—En sortant de la chambre du poll, n’a- t- il pas dit qu'il avait voté pour vous ?
R.—Non; je ne l'ai pas entendu. s'il m'a a dit cela. Q.—Généralement, parmi vos partisans, avant votre élection, pour quel parti passait-il pour être, et parmi les couservateur, comment était-il coté ? ÆR—Il n'était pas bien coté ; il était coté libéral et consérvateur. La cotation n'était pas bien certaine. Q.—C'est-à-dire qu'il était coté sur le marché ? R.—Je ne pense pas qu’il se vende pour n'importe quelles considérations.
Q.—Pas même pour de l’avoine ?
R.—Il n’a pas pu se vendre pour de l’avoine, parce que il n’a pas cu d'avoine de moi. .
Q.—N'en a-t-il pas eu de d’autres, s’il n'en a pas eue de vous ?
" R—Je ne connais pas s’il en a eue de d’autres ; je ne connais pas les affaires de ce mousieur.
Q.—N'est-il pas notoire, dans la paroisse de Lanoraie, qu'il a eu de l’avoine, soit pendant ou immédiatement après la votation ? | R.—Je crois que ce monsieur a eu de l’avoine pour ensemencer sa terre. Lorsqu'il est venu chez moi, il demandait de l’avoine pour ensemencer sa terre. Q:—Ebh bien! vous croyez qu'il'a eu de l'atoine ? R.—Je pense qu'il a ensemencé sa terre, le printemps.
Q.—Comment savez-vous hui en a eue.
R.—Je ne le sais pas; je ne puis pas dire comment il a eu de l’avoine.
Q.—Vous n’en avez jamais entendu parler ?
anoédia-
pour oi, il ne ?
prin-
com-
R.—Je ne puis pas dire comment ila eu de l'a-
voine. i15 pas
Q.—Est-ce que plusieurs de vos. NE PSRE ne vous ont pas dit qu'ils lui.en avaient refusée ou donnée, soit avant. ou immédiatement après l'élection ?
R.—Je sais que ce monsieur n’est pas riche et que, assez souyent, quelques-uns lui aidaient; c'était un bon citoyen. TS
Q.—Quels sont ceux de vos partisans qui vous ont dit qu’ils lui avaient donné de l’avoine,.on qu'ils Ini en avaient refusée ?
R.—Jé ne me rappelle pas qui lui avait donné ce lavoine ni qui lui en avait refusée,
Q.—Quels sont ceux qui vous l'ont dit ?
R.—Je ne me rappelle pas, dans le moment. Je sais que © ’est une rumeur publique, depuis mon élection, que je Jni ai donné de l’avoine, mais je jure qu'il n'en a jamais eue de moi, ni à ma connaissance.
Q.—N'en at- ‘il jamais e1 eue de votre frère, M. Charles Robillard ?
R—Je ne sais pas.
Q.—Vous jurez que votre frère ne vous en a jamais parlé '?
R.—Je jure que mon frère ne m'en a rien dit, cette fois-là, ni d'autres ne m'ont dit qu'ils lui avaient vendu ou donné de l’avoine.
Q.--M.:Bonin: vous, en avait-il parlé d’autres fois, que larfois du commencement nca pags votre élection ?
R—Non . la seule fois, est cellé da poll, ‘ete ne sais pas s’il s’'adressait à moi; dans tous les cas, je lui ai répondu.