‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 13 sur 56 · LL AS · texte numérisé non relu

LL AS

put Gus

Q.—Jurez vous qu’elles ne vous en ont jamais parlé depuis, et qu’elles ne vous ont pas dit qu’elles avaient fait de tels sacrifices, pendant votre éléction ?

R.—Elles.ne m'ont [Rae dit ga et ph fait aucun sacrifice.”

Q.—Ne vous ont-elles pas dit,:ou d’autres ne vous ont-elles pasinformé qu’elles uvaient donné-quittance, à plusieurs personnes, de comptes que ces personnes là leur devaient ? fé

R.—Elles ne m'en ont jamais parlé.

Q.—Jurez-vous que vous ignôrez complétement un pareil fait.

R.—Je jure que j'iguore complètement un Qt fait.

Q.—Avez-vous vu le nommé Joseph Bonin alias Baril Blanc Bonin, cultivateur de la paroisse de rs noraie, pendant votre élection ?

R.—Oui je l'ai vu

Q.—L'avez-vous vu avant la votation, et le jour même de la votation, dans certain poll ?

R.—Oui.

Q.—Qu:est-ce qu'il vousa duc dans le poil,

avant la votation, ou immidiatement aprèsavoir voté ?

R.-—Je ne puis pas dire ce qu'il m'a demandé.

Q.—Pouvez-vous dire ce que vous lui avez répondu devant les personnes présentes ?

R.—Oui.

Q.—Qu'est ce que c'est ?

R.—Je ne puis pas dire, cependant, lorsqu'il a fait cette demande, s’il s’adressait à moi ou à d’autres personnes qu'il y avaitlà. Ila dit, en sortant : “Je vais chercher l’avoine,” je ne sais pas si c’est à moi ou à

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un autre qu'il s'adressait,toujours'que je Jui ai repondu que je n'avais pas d'avoine.

Q.—Ne vous a-t-il pas dit, en sortant du poll, après avoir voté : ‘j'ai voté pour. toi, maintenant, tu vas me donner l’avoine que tu m'as promise? ”

R.—Non monsieur; il ne m'a pas dit cela.

Q.—Vous jurez qu'il ne vous a pas dit cela ?

R.—Je le jure.

Q.—Eh bien ! qu'est-ce qu’il vous’a dit ?

R.—" A présent! je vais chercher l’avoine ” ; mais je ne puis pas dire s’il s’adressait à moi ou à d’autres, lorsqu'il a dit cela.

Q.—Qu'est-ce qu'ont répondu les personnes san? M avait là ?

R.-+-Je ne me rappelle pas si les autres ont répondu. |

Q.—Avez-vous coutume de répondre pour les autres ? | R.—Lorsqu'on s'adresse à moi par erreur.

Q.—Alors, c'est parce que vous avez pensé qu'on s'adressait à vous, que vous avez répondu ?

R.—Je ne le sais pas.

Q.—Qu'est-ce que c'est que vousavez répondu ?

R.—Je lui ai dit que je n'avais pas d'avoine.

Q.— Avez-vous dit que plus tard vous pourriez en avoir ?

R.—Non.

Q—Combien de temps auparavant, vous EN parlé de cette avoine-là ?

R.—II était venu chez moi, au commencement d’a-

que que

on

en

su EU ee

vril, du premier avril au quinze, me demander de l’avoine.

Q.—Qu'est-ce qu’il vous avait dit ?

R.—Il m'a demandé si je lui vendrais de l’avoine.

Q.— Qu'est-ce que vous lui avez répondu ?

R.—Je lui ai dit qu'après avoir accepté la candidatare, il ne pouvait pas avoir d'avoine; que je n'avais pas d'affaire à lui.

Q.—La demandait-il à crédic ou avec de l'argent?

.—Je crois que c'était à crédit, parce que. j'avais coutume de lui avancer différents effets, de la fleur, du lard et autres choses,

Q.—Qu'est-ce qu'il a répondu, lorsque vous lui avez dit qu’il n'aurait pas d'avoine.

R.—I1 m'a dit qu'il ne venait pas en vüe d'élection: je ‘lui ai dit: que ce soit en vue d'élection ou autrement, je n'ai rien à faire avec vous.

Q.—Etait-ce un libfral ou bien un conservateur, que ce M. Joseph Bonin ?

R.—Xe ne puis pas dire.

Q.—Jurez-vous que vous ignoriez qu'il passait, et était connu dans le public, pour être un libéral, em politique ?

R.—Quelques uns le disaient libéral, et d’autres le disaient conservateur.

Q.—Etait-ce le plus grand nombre qui vous le di-

sait ou le plus petit nombre, et lequel des deux avezvous cru ?

R.—Je ne crois pas devoir me prononcer sur cette question. Je crois autant qu'il a voté contre moë que je crois qu'il a voté pour moi.

Q—En sortant de la chambre du poll, n’a- t- il pas dit qu'il avait voté pour vous ?

R.—Non; je ne l'ai pas entendu. s'il m'a a dit cela. Q.—Généralement, parmi vos partisans, avant votre élection, pour quel parti passait-il pour être, et parmi les couservateur, comment était-il coté ? ÆR—Il n'était pas bien coté ; il était coté libéral et consérvateur. La cotation n'était pas bien certaine. Q.—C'est-à-dire qu'il était coté sur le marché ? R.—Je ne pense pas qu’il se vende pour n'importe quelles considérations.

Q.—Pas même pour de l’avoine ?

R.—Il n’a pas pu se vendre pour de l’avoine, parce que il n’a pas cu d'avoine de moi. .

Q.—N'en a-t-il pas eu de d’autres, s’il n'en a pas eue de vous ?

" R—Je ne connais pas s’il en a eue de d’autres ; je ne connais pas les affaires de ce mousieur.

Q.—N'est-il pas notoire, dans la paroisse de Lanoraie, qu'il a eu de l’avoine, soit pendant ou immédiatement après la votation ? | R.—Je crois que ce monsieur a eu de l’avoine pour ensemencer sa terre. Lorsqu'il est venu chez moi, il demandait de l’avoine pour ensemencer sa terre. Q:—Ebh bien! vous croyez qu'il'a eu de l'atoine ? R.—Je pense qu'il a ensemencé sa terre, le printemps.

Q.—Comment savez-vous hui en a eue.

R.—Je ne le sais pas; je ne puis pas dire comment il a eu de l’avoine.

Q.—Vous n’en avez jamais entendu parler ?

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pour oi, il ne ?

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com-

R.—Je ne puis pas dire comment ila eu de l'a-

voine. i15 pas

Q.—Est-ce que plusieurs de vos. NE PSRE ne vous ont pas dit qu'ils lui.en avaient refusée ou donnée, soit avant. ou immédiatement après l'élection ?

R.—Je sais que ce monsieur n’est pas riche et que, assez souyent, quelques-uns lui aidaient; c'était un bon citoyen. TS

Q.—Quels sont ceux de vos partisans qui vous ont dit qu’ils lui avaient donné de l’avoine,.on qu'ils Ini en avaient refusée ?

R.—Jé ne me rappelle pas qui lui avait donné ce lavoine ni qui lui en avait refusée,

Q.—Quels sont ceux qui vous l'ont dit ?

R.—Je ne me rappelle pas, dans le moment. Je sais que © ’est une rumeur publique, depuis mon élection, que je Jni ai donné de l’avoine, mais je jure qu'il n'en a jamais eue de moi, ni à ma connaissance.

Q.—N'en at- ‘il jamais e1 eue de votre frère, M. Charles Robillard ?

R—Je ne sais pas.

Q.—Vous jurez que votre frère ne vous en a jamais parlé '?

R.—Je jure que mon frère ne m'en a rien dit, cette fois-là, ni d'autres ne m'ont dit qu'ils lui avaient vendu ou donné de l’avoine.

Q.--M.:Bonin: vous, en avait-il parlé d’autres fois, que larfois du commencement nca pags votre élection ?

R—Non . la seule fois, est cellé da poll, ‘ete ne sais pas s’il s’'adressait à moi; dans tous les cas, je lui ai répondu.

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