‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 14 sur 56 · PAR RES EN REA TIRER EE ER CO · texte numérisé non relu

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Q.—Avez-vous produit un état de vos dépenses, entre les mains de l'Officier-Rapporteur, comme la loi l'exige ? {

R.—Oui, monsieur.

Q --A combien se moutaïent ces dépenses ?

R.-Je ne puis pas dire exactement le montant ; c'est entre deux à trois cents piastres, au meilleur de ma connaissance.

Q:—-Dans votre état, avez-vous mentionné le nom des personnes à qui ces argents ont été confiés, dans l'élection, ou si vous avez mentionné ces argents gé-

néralement ?

R.—D'après ma mémoire, je crois que l'agent était autorisé à faire les dépenses et les comptes, approuvés par moi, des dépenses RC Uss si je me rappelle bien.

Q.—Quels sont ceux de vos partisäns ou agents, dans la Paroisse de Lanoraie, qui ont eu en mains une partie de ces argents, pour les dépenses de votre élection, soit de vous ou de la part de votre agent ?

Objecté à cette question comme illégale,

Objection maintenue par la Cour,

Q.—Y a-t-il quelques parties de ces argents-là qui sont allées entre les mains du docteur lrimeau, du docteur Millette ou de M. Bazile Desrosiers ?

Objecté à cette question comme illégale.

Objection renvoyée par la Cour.

R.—Je jure que le docteur Milletto, le docteur Pr meau et M. Desrosiers n’ont pas reçu un sou de moi, avant, pendant et aprés mon élection ; pas un sou en mains, du moins à ma connaissance,

Q.—-Veuillez donc répondre directement à la question ?

R.—Je dis que non.

Q.—Comment pouvez-vous dire que non ? Est-ce que vous avez assisté personnellement à la distribu-

tion de ces argents ?

R—Je n'avais qu'un agent autorisé, et cet agent était ici, à Berthier, et il n’a pas été payé un sou sans que je l’autorise, moi-même.

Q.—Connaissez-vous un nommé Léon Levesque, cultivateur, de la Paroisse de Berthier.

R.--Oui.

Q.—Pour quia-t-il travaillé pendant rotre élection ?

R.—Je ne puis pas dire exactement, je crois qu'il a travaillé en ma faveur.

Q.——Eu êtes-vous bien certain ?

R.—]Itme semble.

Q.—Qu'est-ce qui vous fait croire qu F a travaillé en votre faveur ?

R.—I1 me l’a dit, d'abord.

Q.—N'était-il pas votre employé, pour votre commerce de foin et de grain, dans le temps ?

R.-—M. Levesque fait des affaires pour moi depuis huit ou dix ans, à commission ; il est parfaitement indépendant de moi.

Q.—N'a-t-il pas été question de bois ou de madriers, pendant l'élection, dans le but de réparer ou de cons-

truire un quai, sur ou près de sa propriété ?

R.—Je ne puis pas dire si, pendant mon élection, il en a été question ; tout ce que je puis dire, c’est que depuis huit à dix ans, il a fait des affaires pour moi, àcommission, et que, l’orsqu’il a besoin de bois,

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de sel et de toute espèce d'effets de mon commerce, if me les demande et généralement je lui accorde ce qu'il ne demande, parce que je sais que c’est un homune qui fait bien mes affaires.

Q.—A-t-il été question de réparer un quai sur ou " de sa propriété ?

R.-Je ne sais pas s’il en a été question is mon élection, maïs je sais qu'il y a:là un 7 qui m'appartient.

Q:--Sursa proprité ou auprès ?

R.—Je pense que c'est plutôt sur la ptépéléts de Madame Desrosiers ou de M. Dostaler, De M. Dostaler, je pense.

Q.—A qui appartient ce quai ?

R.—Le quai m'appartient en partie.

Q.—Et l’autre partie ?

R.—A M. Lévesques.

Q.—Pour qui a été bâti ce gihilit fi

R.—Pour moi et pour quelques autres qui font du commerce là.

Q.-—-En quelle année ? |

R.—I] y a sept ou huit ans, je pense.

Q.— Dans le printemps de votre élection, ou pendant votre élertion, ce quai-là n'était-il pas en mauvais ordre et en état de détérioration, et son état ne nécessitait-il pas des réparations ? :

R.—Je ne puis pas dire si, dans ce printemps-là, on l’a réparé. Je sais qu’on est obligé de le reparer trois ou quatre fois par année.

Q.—M, Lévesques ne vous a:t-il pas dit, dans ile temps, qu'il fallait réparer le quai ?

R.—Je ne me rappelle pas.

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Q.—N'avez-vous pas fourni du bois ou du madrier,

pour le réparer ?

R.—J'en ai fourni, autant que je me rappelle. J'en suis certain.

Q.—Vers le temps de l'élection, c'est-à-dire dans le mois qui a précédé, ou dans le mois qui asuiyi votro élection ? À

R.—Je ne puis pas dire si c’est dans le mois de mai ou de juin. ù À

Q—Aviez-vous promis à M. Lévesques que vous Lie en fouruiriez, pour réparer ce quai : ?

—Non ; je n'ai jamais dit que je luien fournirais. pese ce n’est pas un homme pour être acheté pour quelques madriers.

Q—Au commencement de votre élection, est-ce que M. Lévesques ne vous a pas exprimé certaines objections qu’il avait à se mêler de votre élection ou à travailler pour vous ? -

R.—Non, monsieur.

Q.—A quel parti politique a-t-il toujours intist

jusqu’à votre élection ?

R.—Je ne puis pas le dire.

Q.—N'était-il pas notoire, à votre connaissance, d’après la rumeur publique, qu’il était libéral ?

R.--Quelques uns m'ont dit qu'il était libéral, et d'autres m'ont dit qu'il était conservateur.

Q.—Lui, vous a-t-il jamais dit qu'est-ce qu'il était |

avant ?

R.—Non, monsieur.

Q.—Vous ne le lui avez Jamais demandé ?

R—Je ne me rappelle pas qu'il en ait jamais 616 question entre nous

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