‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 5 sur 56 · PAR · texte numérisé non relu

PAR

le district électoral de Berthier à l'Asgamblée Législative de la Province de Québec: | géa était adressé au Greffier de la Couronne en Chancellerie.

Q.—Connaissez-vous les deux pétitionnaires en cette cause,. Pierre Massé et: Narcisse Généreux; Pierre Massé, cultivateur, de la Paroisse de.la Visitation de l'Isle du Pads, et Narcisse Généreux, cultivateur, de la Paroisse de St. Cuthbert?

R.—Oui.

Q.—Avez-vous constaté, si, au temps de qette élection, ces deux Pétitionnaires étaient qualifiés comme voteurs à cette élection ?

R.—Leurs noms, comme Mectaurs, sont sur les listes qui ont servi à cette élection. |

Q.— Voulez-vous produire des.extraits de chatune de ces listes, comportant leurs noms avec les certificats divers dont ces listes sont revêtues !

R,-- Je suis à préparer ces ettraits de listes et. je les produirai aussitôt qu'ils seront prêts.

Q.—Savez-vous personnellement si ces deux pétitionnaires ont,.les qualifications requises pær, la loi pour être portés sur ces listes-là ?

R.—Non.

Q.—Touvez-vous produire les extraits des listes électorales qui ont servi pour l'élection dont il est question en cette cauæ pour Îas paroisses de St. Cuthbert et de l'Isle du Pads ?

R.—Oui, je les produite comme Exhibits marqués A et B à l'enquête des Pétitionnaires en cette cause.

Q.—Ces extraits ont été vérifiés et certiés per

vous ?

R.—Oui.

Ps

Le défendeur déclare qu'il n'a pas de transquestion à xoser au témoin.

Et le dit déposant ñne dit rien de plus.

Joseph Robillard,

Conéreant de la Pernitse de Lanoraie, âgé de42 aus, dépose et dit :—

Je suis intéressé dans l'événement de ce procès.

Q.—Vous êtes le Défendeur en cette cause ?

R.—Je le crois, monsieur.

Q.—Vons êtes le candidat qui avez été proclamé élu à la dernière élection pour le District Electoral de Berthier d’un membre pour le représenter à l’Aesemblée Législative de Québec, en avrilèt mai 18788

R.—Oui monsieur.

Q.—Et vous arez siégé comme tel ?

R.—Oui monsieur.

Q.—Sur la réquisition de qui, Mr. Robillard, vous êtes-vous présenté on avez-vous consenti à accepter la candidature à cette élection ?

R—A la réquisition de plusieurs électeurs dæ Comté de Berthier.

Q.—Etait-ce par nne réquisition écrite onu une ré— quisition verbale ?

R.—Des réquisitions verbales.

Q.—Combien de.temps avant le jour de la présentation, a eu lien la première de ces réquisitions ?

unes mo Eire

rennes

R.—Je ne puis pas préciser.

Q.—A peu près ?

R.—Un mois et demi à deux mois.

Q.—Quels sont ceux qui vous ont ainsi requis ?

R.—Je crois ne pas être tenu de vous dire les noms ; mais si son Honneur me l’ordonne je les dirai :

Je me rappelle que. M. $t. Cyr m'a demandé ; je me rappelle de M. Bazile Desrosiers, marchand de Lanoraie ; Ensuite M. Olivier Desrosiers, navigateur de Lanoraie, M. le Doctéur Primeau de Lanoraie ; MC. Honoré Lambert, de St. Cuthbert ; l'Honorable Pierre Ustache Dostaler de berthiéer et phidèdrs autres dont jene me rappelle pas les noms dans le moment.

* ©.—Y at-il quelques membres du clergé qui vous

ont demandé ou encouragé à accepter la candidature ?

Æ.—Je ne puis pas dire qu’il y a des membres du clergé qui m'ont demandé.

Q.— Qu'est-ce que. vous pouvez dire alors à ce sujet? .

R—J'ai rencontré ces messieurs du clergé pendant mon élection.

Q.——Veuillez nommer ceux de ces messieurs que Tous avez ainsi rencontrés 2?

R—J'ai rencontré d’abord, Messire Loranger, œuré de Lanoraie ; le Révd. Mess. Champeau, curé de Berthier: le Révd. Méss. St. Aubin, curé de 8t. Norbert ; le Révd. Mess, Archambault, curé de St. Barthelemy ; le Révd. Mess. Brien, curé de Si. Cathbert ; le Révd. Mess. St. Jacques, curé de St. Æabriel de Brandon ct le Réva. Mess. Forget, curé de St. Damien.

soil sig

Q.—Le Révd. Messire Brien n'était-il pas vicaire de la Paroisse de St. Berthélemy, dans le temps ?

K.—Je pense que oui.

Q.—Avez-vous eu occasion de rencontrer chacun de ces messieurs plusieurs fois ®

R.—Je les ai rencontrés comme d'habitude.

Q.—Combien de fois avez-vous rencontré M. le curé Loranger®

R.—Comme d'hebitude.

Q.—Combien de fois l’avez-vous rencontré, dans le temps de l'élection ?

R.—Je ne puis pas préciser les dates ni les jours, mais j'ai rencontré Messire Loranger assez souvent, c'est-à-dire aussi souvent que dans les autres temps. Je ne l’ai pas rencontré plus souvent dans 0e temps-là que dans les autres temps.

Q.—Avez-vous eu occasion de le rencontrer tous les jours que vous aver été à Lanoraie ?

R.—Je ne puis pas dire, monsieur. Je suis rarement à Lanoraie.

Q.—-M. le curé de Berthier, combien de fois l'avesvous rencontré ?

R.—Je ne puis pas dire combien de fois je l'ai rencontré ; maïs toutefois je l'ai rencontré comme d'habitude.

Q.—L'avez-vous rencontré plus souyent que d’hebitude?

R—Non, monsieur; j'ai rencontré ee monsieur comme d'habitude, comme toujours.

Q. — Vous êtes allé leur faire visite, à chacun d'eux, à leurs presbytères, pendant l'élection ? R.—Je n'en suis pas certain.

Q.—Vous n'êtes pas capable de dire ces faits-là ? R.—J'ai dû aller chez tous ces. messieurs,, durant mon ‘élection, comme j'ai, l'habitade d'y aller. J'ai dû y aller. Je ne puis dire cela au juste.

Q.--Etes-vous allé aux presbytères, de ces messieurs pendant l'élection 2 R—J'y suis allé comme habitude, comme. j'y vais.à présent, comme jy allais avant, Q.—Avezous parlé avec eux d'élection, quand vous êtes allé les voir, pendant votre élection ? R.—Je ue me rappelle pas sij'ai parlé d'élection. J'ai dû en parler. Il y a déjà deux ans ; je ne puis pas vous dire si j'ai alors parlé d'élection.

Q.— Vous ont-ils demandé des nouvelles de votre élection, comment allait votre élection; et qu'est-ce que vous leur avez répondu généralement ?

R.—Je ne me rappelle pas de cela.

Q.—Ces messieurs vous paraissaient-ils favoraies ou défavorables ?

R.—Je ne puis pas dire si ces messieurs m’étaient favorables ou défavorables.

Q:— Vous jurez que vous ne saviez pas si ces messieurs vous étaieut favorables ou défavorables ?

R.—Je jure que je ne savais pas si tous ces messieurs m'étaient favorables.

Q.—Veuillez dire, alors, lesquels de ces messieurs vous ayez cru ou su vous être favorables ?

R.—Ceci est très-diffcile à dire.

Q.—Répondez au meilleur de votre connaissance ?

R.—Je viens de répondre at meilleur de ma connsissance, Q=M, le curé Loranger étaitél favorable à votre

av

sie Poe

élection ou défavorable, d’après ce que vons avez pu voir ?

R.—Je ne puis pas cire, d'après ce que j'ai pu voir, s’il était favorable ou défavorable à mon élection. |

Q.-—Etait-il favorable ou défavorable au parti conservateur, dont vous étiez le candidat à. cette élection ? si |

R.--IIl serait très-dificile pour moi de donner une réponse sur cette question ; cependant, je, crois. que M. le curé Loranger est du parti conservateur; mais je ne puis pas dire que M. Loranger m'était favorable. ts |

Q—-Ctait-il favorable au parti conservateur, lors de cet élection ?

E.—Je ne puis pas dire positivement.

Q.—D'après ce qua vous connaissez et ce que vous avez entendu dire, pour qui était-il ?

R.—3e ne puis pas dire, monsieur.

Q.—Par les conversations que vous avez eues avec lui ?

R.—Je pense que c'est assez difficile à dire par les conversations. ,

Q.—Etalt-ce si difficile que vous ne puissiez pas le dire ?

R.—C'est si difficile que jo ne puis pas le dire.

Q.—Vous a-t-il, en aucune manière, encouragé à accepter la candidatüre, on à persister dans votre candidature, une fois qu'elle a été posée devant les | électeurs ?

R.—Non, monsieut, |

Q.—Lorsque vous êtes allé chez M. ie curé Lu

ranger, pendant votre élection, y êtes-vous a!lé seul ou avec quelques uns de vos partisans ?

R.—Je ne me rappelle pas. Quelquefois je vais chez M. Loranger seul, et quelquefois j'y vais avec quelqu'un.

Q.—Pendant le os que vous vous occupiez de votre élection, n'y êtes-vous pas allé, et ne vous y êtes-vous pas rencontré avec le docteur Primeau, le docteur Millette et M. Bazile Desrosiers ?

R.—Je ne m'en rappelle pas positivement,

Q.—Y êtes-vous allé avec votre frère, M. Charles Robillard ?

R.—Je ne m'en rappelle pas, monsieur.

Q.--Savez-vous si d’autres amis qui vous étaient favorables se sont assemblés au presbytère de M. Loranger ?

R—Je ne le sais pas, monsieur.

Q.—-Vos partisans, dans Lanoraie, ne vous ont-ils pas informé du fait, pendant l'élection ?

: Q.—N'’êtes vous pas venu, pendant votre élection, chez M. Champeau, à Berthier, porteur d’une lettre qui lui était adressée et que veus lui avez remise à lui-même personnellement ?

R.—Je ne me rappelle pas de cela.

Q.—Lorsque votre candidature a été décidée, n'êtes vous pas venu auprès de M. le curé de Berthier, avec mn message, de la part de quelqu un, au sujet de votre élection ?

R.—Je viens de vous dire que je ne m'en rappelle pas, je n'ai pas mémoire de la chose.

t-ils

tre

Q.—Ne pourrait-1l pas en être ainsi sans que vous vous en rappeliez maintenant ?

R.—Peut-être, je ne m'en rappelle pas.

Q.—Comme cela, vous dites que vous ne vous rappelez d'aucun message, soit par écrit ou verbal, porté par vous à M. le curé de Berthier.

R —Je ne m'en rappelle pas du tout.

Q.—Vous rappelez-vous de vous être trouvé, ou d’être arrivé, chez M. le curé de Berthier, pendant que M. Charles Mousseau, cultivateur de Berthier, s'y trouvait ?

R.—Je n'en ai pas mémoire. J'ai pu aller chez M. Champeau et. qu'il y avait quelqu'un là, comme d'habitude. M. Champeau recoit beaucoup de monde.

Q.—M. Champeau vous a-t-il parlé de votre élection, dans ce temps-là, ou vous a-t:il parlé de politique ?

R.—Je ne suis pas prêt à le dire.

Q.—Généralement, lorsque vous alliez voir les messieurs du clergé, ne vous parlaient-ils pas ou ne leur parliez-vous pas de votre élection ou de la politique ? |

R.- -Je ne suis pas positif; ils ont dû m'en parler ou j'ai dû leur en parler, parceque, quand on est en élection, c’est bien le mot du jour ; mais je ne me rappelle pas si je leur en ai parlé ou s'ils m'en ont parlé.

Q.—Lorsque vous avez accepté la candidature sa-

viez-vous si le clergé vous serait hostile ou favorable.

R.—Je ne le savais pas du tout.

Q.—Si vous aviez cru que le clergé vons eût été

PRE LR

hostile, vous seriez-vous présenté, ou auriez-vous posé votre candidature ?

Objecté à cette question conme illégale.

Objectivu renvoyée par la Cour. ; R.—Je ne pense jias que cela m'aurait a de me présenter. |

Q.—N'aviez-vous pas de bonnes raisons de croire, alors, que le clergé vous serait favorable, ou ne comptiez-vous pas réellement sur la bonne volonté du clergé, sinon pour vous personnellement, au moins pour le parti conservateur dont vous étiez le candidat ?

R.—Je ne puis pas dire.

Q.—N'était-il pas notoire, pendant votre élection, que presque tous les membres du clergé du district électoral vous étaient favora bles, ou étaient favorables au parti politique dont vous étiez le candidat, c’est-à- ‘ dire au parti conservateur.

R.—Quelques-uns de ces messieurs; l'opinion était partagée.

Q—Quels sont, ceux qui étaient contre, et quels sont ceux qui étaient pour ?

“R—Je ne puis pas dire.

* Q.—Combhien y en avait-il pour, et combien y en avait-il contre ?

R.—Je ne sais pas,

Q.—Comment alors avez-vous pu savoir que l’opinion était partagée, parmi ces messiours.

R.—Par ce qu'on.en disait.

Q.—Qui vous en a parlé ?

R.—Des amis politiques et des adversaires politiques.

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prets, © * PM

Q.—Vous rappelez-vons du quelques uns ?

R.—Non, jé ne m'en rappello pas dans le moment.

Q.— Les adversaires vous disaient-ils que le clergé vous était hostile ou bien qu'il vous était favorable ?

R.—Je crois que mes sdversaires disaient qu’il y avait quelques uns de ces messieurs favorables et quelques autres de ces messieure défavorables,

Q.—Vous a-t-on jamais dit quels étaient ceux qui étaient défavorables ?

A—Non.

Q.—Avez-vous jamais pu savoir ou avoir une idée de ceux qui étaient défavorables ?

R.—C'est très-difficile à dire.

Q.—En avez-vous connu un seul qui vous était défavorable ?

R.—Je n’en ai pas connu un seul qui était ouvertement contre, ni je n’en ai connu un seul qui était ouverteméent pour.

Q.—Avez-vous assisté à quelques uns des sermons prononcés par les membres du clergé, pendant votre élection ?

R.—Non ; d'autant que je puis me rappeler, je ne suis allé à la messe, durant la lutte électurale, qu’une foiset ces messieurs n'en ont pas parlé.

Q.—Savez-vous qu'il était nptoire, perdant l'élection, que la plupart de ces messieurs faisaient des sermons très-forts en faveur du parti conservateur et en faveur de votre caudidature ?

Ubjecté à cette question comme illégale,

Objection renvoyée par la Cour.

R.—Quelques-uns me disaient que oui, et quelques uns me disaient que non.

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Q.—Etait-ce plusieurs personnes, ou une seule personne, qui disaient cela ?

R.—Plusieurs personnes disaient sola.

Q.—Etait-co pour différentes paroisses ou uno seule?

R.—Différentes paroisses.

Q.—Avez-vous été présent à la grande messe, à Lanoraié, lorsque M. Éotanger. en préchant, a parlé du parti rouge et du parti conservateur ?

Le Défendeur objecte à cette question parcequ’elle tend à prou* ver des faits qui ne peuvent avoir aucune influence sur le présent litige, en autant que ce qui a pu être dit au prône des paroisses ne peut êtré contrôlé par cette Cour.

Objection réservée par:la Cour pour décision lors de l'audi tion au mérite.

R.—Je ne me rappelle pas bien si j'ai assisté à la messe durant la lutte électorale ; je ne suis pas certain d'avoir,assisté à la grands n messe durant la lutte électorale, |

@—Comme cela, vous ne vous rappelez pas ce qu'on yous demande dans la question précédente ?

R.—Evidemment non.

AE: om pas allé, pendant l'élection, chez M. le curé de. -Hanoraie, le soir, et n'en êtes-vous pas sorti même un peu tard en rencontrant, à la porte, M. Josèph Marion, commerçant, de élu ?

R—Je ne me rappelle pas de cela. J'ai pu rencontrer M. Marion, en sortant de chez M. le curé Loranger; j'ai pu le rencontrer, en sortant, mais. je ne me rappelle pas de cela. !

Q.—Vous rappelez-vous d’avoir rencontré les docteurs Primeau et Millette, le soir, npttd M. le curé Loranger ?

fr D srgrones FT. dati b spi o F 2»

20 Q—e vous dep ra ar es

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là. le soir, pendan Mpraraq ,noileoup :

à Je ne suis pas pod 42901 AGTR FASO: se rlé Q-—Jurez-vous qu'il,x'y. «pes eUl'amembléepeus parler de politique, ches.M..le.qunt, Lemagar, ones

vos amis, pendant Je.tomps del'élestion? ::: 11:

sh R.—Je ne me rappelle pas dn'il'yaitren:wècies- 1 s ne semblée politique ches M..lo cn Laranger. 4 Je ne puis pas dire s’il ya en d'assemblée politièue N sai chez M. le curé Loranger ; sirj'airensentré;bes tes à la sieurs, on a pu parler dla quelque shot que je, ne 1 er- me rappelle pas. attads | tte Q.—Vous voulez dire gnelénpiehess äe votre lec- | tion, de la politique? an oduanub ed (o ce R.--Oui, iais je ne suisipés capable d'endite:si :qn ("4 ? a parlé seulement do'moniéleétienz |: 1:15 ror0.f | | Q—Avrès l'électiôni, avèi-éhs ét cbousiont de les } Apz rencontrerset de parler de votre élection ? EYE | Le - : < R.—Je les ai rencontrés après, et jene-saoia pes et je | : | ne me rappelle pas si ces messieurs, ma 'enomt parlé ; ee probablement qu’ils ont dû me faire des Hiiaiions r 4 sis étaient pour moi. ptite da © Q.—Qu'est-ce qu ils vous ont dit 2 2: Ai E uef R.—S'ils étaient pour moi, ils ont aà éridèmmient oc- me feliciter. ne tré Q—Quelques uns d'eaxons ont lé ds rotsn succès ?

R.—Je n'ai pas connaissance, mais je crois que oi;

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je 3e PME RAI AAPni ais je dois sup-

poser qu on Lo AUTO Yi

oies ‘aies 6 HE, ot. de fépôndre à cette question, parceqüé ap ne me ‘rappelé p: pas évidemment, après l'élec PRET ‘jour j'ai téncohtré cco médium LBes 26! 13 ‘appelle pas: si je les ai rorcontaiéssan dnrpatlsebustdapeut à Lanôraie on ailleurs ou figoites ft ireh eines près mon. etéctibn amaio ge nas réppellé sde les avoir rencontrés: ! — Q.—Vossrwphétévtus M Mi ri vons a’ fe.

hoitäiog okfarsnes"h no 8 q lie o15 27:

0R-depensaiqnéedqué : 120810! Lt out Qué pilefuitl in trie des Gite du se ds | chaire ?

21 Rosie; né me deppelle pes! : { - Q.—Le d'manche, après l’éleétion, w'étiez vous pasèslabgrénd'messe, à lanoraie, et M. le: curé de Lanoraie n’a-t-il pss; à éèmprôub, parlé de d’élection is te teomabe 3:

noiiJolt 67 — Objecté à crtte pre A Comme raie

>Uigtidréiitbthe bp 1e Cure 1170011:

Qu-Aprés ‘Péléétfon, ‘les’ inénfbies du clergé ne voté sont “pas: dit, o& fair: aclques aveux, vous démontrant qu'ils vous avaient éte fvoräbles perdant l'élection 2 * 31h fo arro ; cadran 45 no elt ton wc Q.—Pendant l'élection, avez-vous reçu, soit vous

OU, VO AMIS OR, 705 BtisAy8418s secours. phçnnigires

du Comité conservateur de Montréal ?

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Q.—Vos amis on vos partisans, dans Lanoraie, en ont- ils reçus ?

( )bjécté à cette question comme iégate. uit Objection maintenue par la Covr.

Q.—Savez-vous pour qui M. Louis Adelard Sen: -

cal a travaillé dans le comté, pendant votre élection ?

R—Xe ne puis pas dire.

Q.—L'avez-vous rençontré à, quelqu’ endroit, ou vous a-t-on informé que M. Senéoa était descendu dans le comté ?

R.—J'ai vu M. Senécal pendant mon élection comme je l'ai vu avant ot après; j'ai rencontré M.Senécal comme les autres. Je l'ai vu dans le comté; si je me rappelle bien je l'ai vu sur le quai, à batordte débarquant du bateau.

Q—.Maintenant vous ne vous rappelez pas que vous êtes allé chez M. le curé, aycc M. Senécal ?

R—Non,

Q—Lui, M. Senécal, y est-il allé à votre connaissance ?

R.—Je ne sais pas. Line.

Q.—Savez-vous ce que M. Senécal venait faire dans le comté ? |

R.—Non, je ne sais pas.

Q.— Vous l'a-t-il dit, ce qu'il venait faire ?

R.—Non.

Q.—L'avez-vous su par d'autres personnes, par vos partisans, ce qu'il était venu faire ?

R—Non.

Q.—Vous n'avez eu aucun renseignement de nature à vous faire sayoir ce que M. Senécal y était ven n faire ?

Æ.—Pas plus dans ce temps-là que dans un autre temps. RU

Q.—Savez-vous s’il a travaillé pour vous, s'il est venu travailler dans l'intérêt de votre candidature ?

R.—Je ne sais point.

Q.—Vous n’en avez jamais été informé par d’autres ni par lui-même ?

R.—Non.

Q:—-D'après votre opinion personnelle, et d’après “toutes les circonstances que vous connaissez, qu'estque vous pensez que M. Senécal! est venu faire ?

R.—Je ne puis pas vous le dire. Je sais que M. Senécal a beaucoup d’affaires ; il voyage beaucoup.

Q—Savez-vous que M. Senécal est un homme très-actif dans les élections, dans les intérêts du parti conservateur ?

R.—Je ne puis pas en juger par moi-même.

Q.—Ne savez-vous pas que c’est un fait notoire que

M. Senecal est un agent électoral pour Je parti conservateur ?

Objecté à cette question comme illégale en autant qu'on ne peut faire la preuve que de faits se rapportaut à l'élection en cette cause et non à d’autres, et que le fait que M. Senécal serait agent, du parti conservateur, n'est pas allegué dans les particularités.

Question permise par la Cour.

R.—Je ne reconnais pas M. Senécal comme mon agent ; il n'a pas été mon agent dans mon élection ; mais, si j'en crois la rumeur publique, c’est un homme qui travaille pour le parti conservateur.

Q.—Ne savez-vous pas que M. Senécal faisait partie d’un Club dont vous faisiez partie, vous-même, pendant le temps de l'élection, et qui tenait ses séan-

LA et pont ot bé en

Pole | gi

ces à l'Hotel Richelieu, à Montréal, dans le but de promouvoir les intérêts électoraux du parti conservateur, pendant le temps da votre élection ?

Objecté à cette question comme illégale parcequ'elle n: peut avoir aucune influence sur le présent litige.

Objection renvoyée par la Cour,

R.—Je ne crois pas qu’il y avait un club, pendant mon élection, à l'Hôtel Richelieu. Je ne connais pas que M. Senécal tenait d'autre club ailleurs dans le comté, et je n'étais pas membre d'aucun club, pendant mon élection, d'ailleurs, je suis positif qu'il n'y avait pas de club à l'Hôtel Richelieu, lors de mon èlection.

Q.—Ce club-là tenait-il ses séances ailleurs, à Montréal ?

ÆR.—Pas que je connaisse.

Q.—Jurez-vous que vous u’avez eu aucun rapport, soit personnellement ou par lettre, soit directement, par vous-même, ou indirectement, par d'autres, avec un.club ou comité central existaut à Moutréal, dans le but de promouvoir les intérêts du parti conserveteur, pendant les élections générales d'avril et mai 1878 ?

ÀR.—Je n'ai eu aucune relation avec aucun club, dans lé témps de mon élection.

Q.—Savez-vous ei aucun de vos amis en ont eue ?

R.—Je ne puis pas dire.

Q—M. Senécal, ou aucun de vos autres amis, vous ont-ils dit ou fait comprendre qu'ils en avaient eue ou qu'ils en avaiont encore?

R—Non. |

Q.—Avez-vous , su ou. appris que aucun argent avait êté envoyé,, par ce comité, à l'un des chefs du pârti conseryateur, comme SeCOUTS , Pour les dépenses de votre élection ?

Objecté a cette question comme l'légale parceque ces faits n’ont pai «té mentionnes dens les Particularités, Ohjeciion maintenue par la Cour. :

Q.—Vous avez dit que M. Senécal était, dans le Put de votre élection, connu spécialement comme. | un des agents électoraux, travaillant en faveur du parti conservateur ; n'est-il pas vrai que, d'après, la rümeur publique existant, dans ce temps-là, il était connu comme un agent chargé spécialement de pourvoir aux dépenses de cette élection, c'est-à- dire à la partie financière des élections ?

Objecté à cette question parcequ'elle:ropporte pan paroles que le témoin n'a pas prononcées. , é Objection mafntenue bar la Cour. <

+ @QZN'est-il pas vrai que, d'après la rumeur püublique existant dansce temps:jà, il était connu Comme un agont chargé spééialément ‘de pourvoir aux déperiscs des élections, c'ést-à- dire à la partie financière.des élections? =

R.—Je ne reconnais pas M, Senécal, par moÿmême, comme l'agent du parti conservateur ; mais, si j'en crois bien la rumeur publique, il semble qu 'ilse-

rait un agent, ::" e

Je ne suis pas prêt à répon ire à cette question . parceque je ne le’ sais pas ; c 'est-à-dire à Ja dernière

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