OBSERVATIONS D' INTÉRÊT PUBLIC
réflexions suret co Titre quelques-uns des moyens employés pour égarer le peuple et la jeunesse.
Il n'existe que trop de moyens pour égarer le peuple et la jeunesse. ;> .
Les uns parlent d'un plus bel avenir , aux conditions d'essais de leurs prétendues Institutions libérales. ' .'-•",
" Ceux-là aspirent a ta popularité; ils crittqoent tout : choses * personnes , pouvptr» f autorités.
Les autres crient au mépris dtrCpJl* <Ca*W lique , de ses Ministres , et au scandale.
Selon eux, selon feura ncnabtettx effitiésef: agens, la religion est détpuije pjw?. une Faction d^impies*
Ceujç-ci s'en tiennent I4 t £p cç nswn*eni,joit par peur, soit par réserve., sçil parce que le jtroub(e porté dans les consciences est le plus sûr aliment des troubles qu'Us défirent et pro* voquent*
Viewneut aussi certains alarmistes.
A les entendre , les guerres civiles et l'anar-; chic sont inévitables.
Tout est en pepi, parce que, disent-ils , dans leurs seuls intérêts, il n'y a de bon que l'ancien régime , ou le pouvoir absolu*
Ceux-là parlent ainsi, tantôt à voix basse, tantôt à voix haute.
Tels sont les étueiis et les desseins qull importait de signaler, pour .remplir tout le but de oette instrucuoQ élémentaire.
Votct les réponses à toutes ces déclamations, atout ce langage suspect.
Qtnurr aux idées vantées d'un nus Mth 4*1*1*, aux conditions d'essais de soi-disax t
Institutions libérales; c'est une invention des
ambitions déçues * trop empressées d'être des
pouvoir*, à leur profit et à nos dépens.
: Il y a eu folie dans la nouveauté hasardée'
d'un pouvoir absolu.
• Il y à eu* sagesse à vouloir rester dans la
Charte constitutionnelle.
<* Il y a besoin public de rester dans la Charte
améliorée f et dans la seule voie des véritables
ci des plus urgentes Institutions libérales. .
Quant au mépris allégué, pour le Culte Catholique et ses Ministres ; à ces cris proférés ; plus de religion, scandale... llo&nè\es ouvriers et artisans, laborieux et paisîWes habitans des Campagnes, méfiez- vous de ces insinuations perfides, et surtout des propos sinistres, qui ne vous arrivent que par des ON DIT; tant il est vrai que déjà jugés calomnieux ou criminels, on n'ose pas les tenir en votre présence.
- '■ Le règne du fanatisme est passé. ! Lf-invasion de la Puissance Ecclésiastique dans les affaires temporelles , n'est plus* à craindre (t) f
.? («Û V Autorité civile n'* P» s I e droit de faire la-p&iice dans Pi nt en eue des Temple*.
C'est là au'est la liberté de l'exercice des CuUés. Cepen-
La Rolgion Catholique , que* professe la ttiajorihé des Français, n'en est pas moins libre dans ses exercices, -et pure > en usant des véritables libertés de l'Eglise gallicane (i), - Ses Minisires n'en sont pas moins respectés «et rétribués par TBtAT.
Projection est due et garantie à tous les Cultes, par la Charte,
Rapportez-vous-en à vos Magistrats, pour réprimer sévèrement les écarts et les infractions, quels qu'en soient les auteurs.
] Quant à certains alarmistes , à ces faiseurs «de guerres civiles, aucun n'appartient au Peu pie» aucun n'est Français.
Néanmoins, distinguez les alarmistes que la seule crainte de l'anarchie agite et tourmente, d'avec ceux qui ne trouvent d'autres ressources pour ressaisir leurs places et le pouvoir absolu, qu'à la suite des guerres civiles et de l'anarchie»
dant, les Ministres, comme Citoyens» dans l'Etat, ue peuvent rien se permettre contre l'Autorité civile contre les lois et l'ordre public , sous prétexte de l'exercice de leurs fonctions: ils sont personnellement responsable de c»a' sortes d'infractions, devant les tribunaux ; san préjudice des mesures provisoires, que l'autorité administrative peut juger nécessaires.
<i) Voycx la Notice, n°. in.
( IOO )
Plaignons les premiers.
Méprisons les paroles indiscrètes des autres : c'est là, nn des devoirs du sentiment de la force et du bon droit.
Quant aux actes, aux actions on manifestations coupables, la répression n'en appartient qu'au* Autorités , aux dépositaires de k force publique; et la punition, qu'aux organes des loii.
Motifs et Moyens de Prospérité, publique. ■
Le mouvement et le choc continuels usent les hommes et les choses.
Ils sont nuisibles.
Ils deviennent favorables aux passions.
Telles sont, entre autres, les innovations trop multipliées , les réunions fréquentes des Assemblées électorales, et la licence abusant de la liberté constitutionnelle.
La France a besoin de repos , sans craindre la guerre.
Elle a besoin de tranquillité , sans craindre les troubles.
La tranquillité publique (sauf la guerre d 'h on? neur) est la seule et fidèle amie du crédit public, de la confiance particulière f du commerce et d+ l'industrie.
( loi )
Mais, à cette fin, n'oublions pas :
Que la précipitation à vouloir faire k mieux$
est une faute ;
. Que le bien lui-même ne s'improvise pas ; .
' Que l'expérience a aussi ses droits;
Et que le temps a aussi son compas et son, niveau. . ' .
. Puisons donc franchement dans le passé et dans les faits contemporains , la conviction que tout le bien à (aire à la fois et à prévoir de suite r est une chimère, ou une prétention exagérée et bientôt reconnue fausse*
Certes et évidemment, en laissant au Gouvernement et aux Chambres , le tems de faire le bien et de réfléchir avec les Ecrivains et les Hommes d'Etat, sur lés questions les plus graves; en aidant les Autorités, par notre conduite , par notre nouvelle . modération ; ta France est appelée, la première , à voir renaître
la prospérité publique t commerciale et indos-^ Uielfe.
Les motifs en sont palpables.
Aucun élément de cette prospérité ne manque;
La France n'en est pas à travailler , au milieu des Partis, à une Constitution *, a délibérer sur le choix d'un Chef; ni 1 inspirer des inquiet tude* au* Goûvernemens voisins, soit par. des
( ioO idées démocratiques que l'opinion publique repousse , condamne , et déclare être indignes de tout Français ; soit par des interventions réelles* dans les affaires publiques et intérieures des autres Etats ; st>it par un esprit révolutionnaire de conquêtes.
Ces motifs de prospérité de la France sont encore dans' lés effets assures des élans vivement prononcés, de la Nation , contre toute insulte ou contre toute attaque de l'Etranger.
« Nous ne prétendons pas imposer par la violence le principe de uon-interçention à toulei l'Europe, ni traverser les Etats neutres pour le faire respecter en tout pays : Nous nous, réser^ vons le choix des temps et des lieux. ■ - '
• »* Ainsi , la paix , mais jamais au . prix del'honneur, au prix de l'indépendance, au prix/ même de l'intérêt. • , •.
• » Que l'une de ces trois nécessités noMsapparaisse, on verra si nous redoutons la jreaponsa-I bilité d'une guerre inévitable » (i). 3 ^ f**«*4*
(1) Paroles de M. Casimir Per ri er, Président du Conseil des Miuistres , devant la Chambre- des Pairs , à la* séance du 22 mars i83t. ( V. p. 109.) ' Au reste, la Nation française est toujours ce que la loi 4 falique dit de* Francs , en cas termes i * "
Gens Fraru;orum,iTwUta > auctore Dea n fjprtis hn 4r-»
(tp3\j
. Les. moyens de bonheur public paraissait simples, parce qu'il ne .s'agit plus iq«e. de: moyens d'exécution du plan tracé qu grand ouvrage ; et que de volontés fermes, pour cette, exécution; parce que , dans un Gouvernement, représentatif, déjà ancien ,. la liberté et le choc, des opinions, sont, pour tous, des appels à la raison, et que la bonne foi se rend volontiers, après avoir parte librement ; parce que, jamais, le Roi Lôuis-Philiêpe ne déconcertera, et.
encore moins , ne dissoudra le bon esprit public; parce qu'enfin les intelligences nouvelles abondent pour aider et soutenir les capacités éprouvées*.
, Tout le succès, sera garanti par Tu ni té de vues, par r unité d'action, et parla fermeté : d'autant' plus qu'on ne cesse pas d'être populaire avec des actes de justice et de prévoyance* t C'est même là, une des conditions essentielle* de la véritable, popularité , ou de la faveur du. Peuple envers les dépositaires de ses Institutions libérales.
mis , profundaque in concilie* , firma in pacls fœdere t - ■■ incoîomna candfre , audax-* velox et aspera. /
N. B. A&pbra gens. C'est-à-dire, Nation bouillante. La civilisation a rendu les Français, polis, généreux et hospitaliers.
Far une sage et constante fermeté, seront dé jaoé» tel f rt)^»qéelébfit^ieà Jes'malvéulani.'
Avec cette fermeté attestée par les actes de toutes les Administrations publiques, et comme émanant Je la volonté du Gouvernement y la défiance et le malaise,, suites inévitables des incertitudes politiques, cesseront de dominer la France et de réjouir tes ennemis dé ce nouvel ordre de choses, non provoqué} mais dont pourtant il faut profiler*
La sécurité une fois établie au dedans , elle commandera la même confiance au dehors.
Si les Soldats français savent plutôt ttfcttiirlf? que se rendre , les Citoyens français, en général savent plutôt souffrir, que se laisser abattre»
Quant à la France elle-même ; là Puissancequi , naguère , a acquitté deu* milliards pour les ftufes d'autrui, possède un Trésor de crédit en réserve , et toujours un Trésor public en mouvement , pour faire honneur à touJL