‹ Contre fortune bon cœur: comedie-vaudeville en un acteChapitre 10 sur 17 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GALANT, seul. Je sui5 veuf... Ça me fait un singulier effet... C'est une sensation dont je ne me rends pas bi^n compte... C'est un

mélange de et de à ne pas savoir qui

l'emporte des deux.... Oui... pendant que mon oncle me tenait en .uisiiens.,. j'avais là un poids que je n'ai plus... Il a comp'étem» nt disparu . . . C'^'St la douleur. . . car enfin.. . elle avait des vertus, ma femme... Elle en avait quelques-unes... une ou deux... En avait-elle tant que ça?... Elle était vin<iicalive... emportée., volontaire... despote.. gourmande... coquette... bavarde... clépen. sière, etc.. Je suis veuf!... {H sourit.) C'est-à-dire que je suis libre. . . indépendant!

Air : Vaudeville de V Apothicaire.

Pour accorder quelque répit Aux victimes du mariage, Quand le divorce est interdit.

Rien n'est plus sûr que le veuvage.

Quflqu'un devant subir la loi D'une nécessité cruelle.

Il se pouvait que ce fût moi, Et j'aime autant que ce soit elle.

Oui, ce pouvait bien être moi.

Et j'aime autant que ce soit elle.

Oui, ma parole d honneur, je le préfère... Je crois même que je n'en suis pas fâché... car enfin, je suis veuf. .. (Il est au comble de la joie.) Plus d'ennuis... de tracasseries... plus de visage toujours grognon, toujours renfrogné.. . et au lieu de ça, un visage »oujours gai... ouvert... comme qui drait... Oh ! non .. c'est trop tôt. .. Je me livre trop tôt à ces imaginations rir^nles... Demain ou ce soir... à la bonne heure. .. Oh! c'est égal... c'est une belle institution que le veuvage!...

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