‹ Contre fortune bon cœur: comedie-vaudeville en un acteChapitre 11 sur 17 · GALANT, HENRIETTE · texte numérisé non relu

GALANT, HENRIETTE

HENRIETTE, à part y entrant du fond. Ma leçon est faite... Il faut lui laisser croiie que ma tante... Dieu ! que nous allons rire...

GALANT. Ah! c'est toi, ma petite Henriette. ..

HENRIETTE. Oui, Bîon oncle.

GALANT. Quoi événement !. .. quel terrible événement!... Ah !...

HENRIETTE. Au !.. . (.4 part.) Quelle drôle de mine i! fait en s'effo'Ç'iut de pleurer...

GALANT. C'est un bien grand malheur!

HiNRiETTE. Oh ! nm. .{A part.) Qu'il est laid avec sesgriniaces !

GALANT. Enfin... il faut se faire une raison... On n'est pas immortel... Il n'y a <me les académiciens qui jouissent de cette prérogative... et encore ca ne les empêche pas de

HENRIETTE, à part. J'ai peur de lui éclater d ' rire au nez.

GALANT. Et il ne faut pas que cenx qui ne sont plus fassent mourir les vivanis.

HENRIETTE. Ah ! c'« st bien vrai î

GALANT. Approche donc un peu, ma petite Henriette...

HENRIETTE. Oui, mon oncle.

GALANT. Plus près encore. ..

HENRIETTE. Voilà.

GALANT. Elle t'aimait bien, ta pauvre tante?

hi'NRIltte. Ohî oui! {A part.) Johment qu'< lie m'aime '

GALANT. Eh bien!... je veux t'aimer pour elle et pour moi... Quelle gentille petite main, (i/ la baise.) Elle me rappelle la main de ma frmme... en petit.

HENRIETTE, à part. Je crois bien !

GALANT, lui prenant la taille. Quelle jolie taille!...

HENRIETTE. Eh!... mais...

GALANT. Elle me rappelle la taille de ma femme. .. en mince... Ah! Henriette! c'est bien triste, le veuvage!... Eî je t'aime tant!... Ce n'est pas d'aujourd'hui que je te l'ai dit... Tu sais... ta tante en f tait jalouse!...

HENRii TTE. Ma pauvrc tante!.. . [A part.) Il m'embarrasse.

GAL\NT. Eh bien, maintenant, elle n'a plus droit de l'être...

HENRIETTE. Je crois que j'entends du bruit ..

GALANT. Non... écoute-moi, ma petite Henriette. ..

HENRIETTE. Mais la nuit vient...

GALANT. C'est que c'est son heure, ô Henriette!...

Air : Je voulais bien.

Si tu voulais Ibis) Répondre à ma vive tendresse.

De mes regrets, de ma tristesse Soudain je me consolerais.

Si tu voulais.

HEnRlETTE.

Si je voulais.

GALANT

Si fu voulais, Je t'en fus ici la promesse Tu cessprais d'être ma nièce Et bientôtje te donnerais...

Si tu voulais.

HENRIETTE

Si je voulais... eh bien ! après.

GALANT

Si tu voulais, Un autre nom rempli d'attraits,. ,

HENIUETTE.

Vraiment si je voulais.

GALANT

Ce nom tu le devinerais,

HENRIETTE

Vraiment.

GALANT

Si tu voulais.

HENniElTE.

Si je voulais.

GALANT

Si tu voulais {bis).

Il veut V embrasser.

HEMiTETTE, hre])ou<sant. Finisspz donc!

GALANT, qui a manqué de tomber. He n... c*e^t vrai... c'est trop lot; je me le disais tout à l'heure... c'est trop tôt . . mais reviens ici... dans un quart d'iieure, j'ai lani de choses à te dire... ruaud je serai seui... je tousserai... tu vii-ndi as.

HHNRiETTE. Oui... mais je ne m'étais pas trompée .. j'entends des pas.. . c'est Anatole.

GALA.NT. Anatole... \ite... vile... {Us sortent, Galant par la gauche^ Henriette par la droite.)

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