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douloureux, puis tout disparut. Depuis environ deux mois, les douleurs ont reparu et le malade ne peut plus aujourd’hui continuer son service. On constate du gonflement de l'articulation avec dou-
leur provoquée par les mouvements qui sont très limités.
Du 22 janvier au 3 mars. — La tuméfaction s'étend au coude ; de vives douleurs se font sentir dans tout l’avant-bras et empêchent le malade de dormir. Les mouvements du poignet sont abolis. De petits abcès se forment au coude, à la paume de la main, ainsi qu’à
sa face dorsale et donnent lieu à une abondante suppuration.
24 avril. — Toutes les lésions sont localisées au niveau du poignet droit, qui est gonflé d’une façon considérable et présente des plaies fongueuses sur ses bords interne et externe. La main, qui est dans la pronation, se trouve luxée en avant du carpe; la tête du cubitus est très augmentée et forme un énorme relief. Les mouvements communiqués s'effectuent dans tous les sens au niveau du poignet et les mouvements volontaires ne sont conservés que dans les doigts. On décide de faire la résection du poignet.
Le malade est endormi avec le chloroforme et l’hémostase préventive est faite avec la bande d’Esmarck. Deux incisions sont pratiquées : l’une, longitudinale, suivant le bord interne du radius à 6 centimètres au-dessus de l’articulation ; l’autre, transversale, sur la partie moyenne du poignet. Les tendons extenseurs sont découverts et épargnés ; l’articulation est ouverte. L’apophyse styloïde du radius est atteinte d’ostéite raréfiante ; les os du carpe sont plongés au milieu de fongosités, leur tissu ramolli s’enlève avec l’ongle. Les cartilages diarthrodiaux intacts sont enlevés avec les curettes. Les apophyses du cubitus et du radius sont réséquées et les fongosités enlevées. On brûle celles qui restent au fond de la plaie avec le thermocautère qui sert également à arrêter l’hémorrhagie. On réunit les lèvres de la plaie par des sutures entortillées, et on
applique le pansement de Lister.
Hi
Jusqu'au 8 mai, les pansements sont fréquemment renouvelés, et
les points de suture enlevés. Suppuration peu abondante.
8 mai. — Dans le but d’immobiliser la partie malade, tout en permettant de faire les pansements, deux moules en gutta-percha sont placés: l’un à la partie supérieure de l’avant-bras, à partir de larticulation du coude ; l’autre à la main, qui est renfermée dans une véritable gaine. Mais, à partir de cette époque, jusqu’en juillet, la tuméfaction de l'articulation augmente , la suppuration devient extrême ; la plaie se recouvre de fongosités impossibles à enlever.
L'état du malade s’aggrave.
17 juillet. — Pommiès étant endormi subit l’amputation de l’avantbras au tiers supérieur. On garde deux lambeaux, l’un antérieur, l’autre postérieur ; on les coupe à la Ravatoh, puis on sectionne les os qui ont été reconnus sains. Les artères sont liées et le pansement de Lister est appliqué. Jamais de fièvre depuis le jour où l’ampu-
tation a été pratiquée.
93 juillet. — Hémorrhagie abondante provenant de la cubitale. On est obligé d'appliquer la petite bande d’Esmarck et l'hémorrhagie s'arrête. Le malade a perdu environ une poêlette de sang. Le pansement est refait. À partir du 27 juillet, la plaie marche sans encombre vers la cicatrisation. Les bourgeons charnus trop exubérants sont cauterisés au nitrate d'argent. La plaie pansée à l'alcool camphré
donne peu de suppuration.
2% septembre. — La plaie est complètement cicatrisée. Le malade
sort avec un appareil prothétique.