LACS
certains points de vue, que dans certaines circonstances il est difficile d’avoir recours à elle et qu’il vaut mieux agir radicalement plutôt que de chercher à conserver ce qui est presque irrémédiablement condamné. — Je me placerai au point de vue des avantages que le blessé peut retirer d’une intervention radicalealors qu'en cherchant à lui conserver un membre dont il a déjà fait le sacrifice, on l’immobilise à l'hôpital, pendant de longs mois, sans qu’il puisse subvenir à sa famille, tout en l’exposant aux nombreuses complications qu’on rencontre dans les salles de chirurgie, même les mieux agencées.
J'examinerai aussi le cas où le médecin est obligé d'amputer, quand, par suite des circonstances et des moyens mis à sa disposition, il lui est impossible de chercher à conserver le membre du malade sans l’exposer à de nombreux dangers, comme, par exemple; dans la position de médecin de la marine embarqué. Je m'appuierai sur les quelques observations que j'ai réunies. Je regrette qu'elles ne soient pas plus nombreuses ; je sais bien qu'en un pareil sujet, il m'aurait fallu en posséder un nombre considérable ; mais le temps ne m'a pas permis de me livrer à des recherches plus longues, et j'ai dû me borner à une étude trop restreinte, je le sais, mais que néanmoins j'ai cherché à
rendre aussi claire que possible, dans la mesure de mes forces.