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« Pas une voix ne s'éleva au Sénat » pour la combattre1. La presse enregistra. Les seules réclamations qui se firent entendre furent celles de débitants déjà pourvus. Ils sentaient monter le flot d'une concurrence avide et pressée. Depuis que la loi nouvelle était sur le chantier, le nombre des débits avait déjà considérablement augmenté, de 7.458 en 1878 (alors que les préfets de M. de Fourtou avaient fermé seulement 2.000 à 3.000 débits) et de 4.155 en 1879, soit, au total, de 11.613. La loi « libérale »3 opérait d'avance. On pourrait même dire qu'elle avait commencé à opérer avant d'être présentée. Alors que, de 1872 à 1875^ le nombre des débits avait baissé d'environ 6.000, il s'était relevé de 4.000 dès 18763, à la suite d'une circulaire Mu Ministre de l'Intérieur qui invitait les préfets à accorder largement les autorisations.
Les beati possidentes avaient donc sujet de s'inquiéter. Quelques jours avant le vote définitif de la ioi, la Chambre syndicale des débitants organisa une grande réunion au Cirque d'Hiver4. Ils dénoncèrent l'ouverture d'un grand nombre de débits clandestins, « soit dans les arrière-boutiques