en 1903; 9.629 en
montait de 18 à 39 clans la Seine-Inférieure, de 16 à 40 dans l'Eure, de 9 à 22 dans le Calvados, de 5 à 13 dans la Manche, de 6 à 17 dans l'Orne. — La montée des suicides suit donc la montée de l'alcoolisme. Il faut vraisemblablement attribuer à l'alcoolisme, chez nous comme en Suisse, le 30 % au moins des suicides.
Enfin, les statisticiens officiels n'ont pas encore, et cela bien à tort, cherché à dénombrer les aliénés et faibles d'esprit de toute sorte, idiots ou imbéciles, maniaques ou épileptiques, qui ne sont pas euxmêmes alcooliques, mais chez qui la folie ou la débilité est le produit de l'hérédité alcoolique1. La loi de fer de l'hérédité pèse, d'un poids particulièrement brutal et terrible, sur la descendance des buveurs. — Il n'est pas indispensable que l'alcool préside directement à la conception. Si les géniteurs sont atteints d'alcoolisme aigu, il ne suffit pas qu'ils ne soient point, au moment de la conception, en état d'ébriété. Même alors, l'évasion est rare. Ce n'est pas seulement le sang du père qui charrie l'alcool; tous ses organes, les tissus glandulaires, en sont pénétrés. Quand la mère est également adonnée à la boisson, le fœtus, soumis aux deux influences réunies, alcoolisé encore, pendant la vie