Exactement
considérablement augmenté depuis quelques années, près du quart, 7.062 contre 2.870.
En 1830, 10.000 aliénés pour un peu moins de 300.000 débits. En 1881, 367.000 débits et 47.000 aliénés. En 1907, 477.000 débits et 71.000 aliénés. (Encore une fois, il ne s'agit ici que des aliénés qui sont internés clans les asiles publies.) Voilà le chemin parcouru. Évidemment, il y a d'autres causes que l'alcoolisme à cet accroissement des maladies mentales dans nos civilisations surchauffées et nos sociétés sans frein. Pourtant, c'est la plus importante de beaucoup; c'est la grande source de la folie. Si les pays voisins, parce qu'ils comptent moins d'alcooliques que le nôtre, comptent aussi moins d'aliénés, la proportion entre les uns et les autres est à peu près la même : 13 % en Angleterre, 12 % en Suisse, 11 % en Allemagne. — Partout, plus le cabaret est achalandé, plus les cabanons se peuplent.
La science pénale pose les divisions les plus rationnelles lorsqu'elle distingue entre les crimes et délits selon qu'ils ont été prémédités et délibérés, ou qu'ils ont été commis dans l'entraînement et qu'ils sont les réflexes impulsifs d'une passion débridée ou de la sauvagerie et de l'animalité réveillées. La loi frappe tous les actes criminels ou délictueux; quand l'acte s'aggrave de l'intention certaine, elle frappe d'une peine plus forte. Ainsi l'homicide, simplement volontaire, est puni des travaux forcés; commis avec préméditation ou guet-apens, ou lorsqu'il est accompagné d'un autre crime qui implique préméditation, il est puni de mort1.
Le raisonnement le plus simple, quelques obser-