‹ Contre l'alcoolismeChapitre 49 sur 125 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

frappés par le Code que de la peine des travaux forcés. C'était donc l'effet d'une autre cause, et cette cause ne pouvait être que « l'abus excessif » des spiritueux. Pareillement l'augmentation des affaires de coups et blessures « ne pouvait s'expliquer » que par les progrès de l'alcoolisme1.

Cette conclusion, à laquelle arrivait à son tour le Ministère de la Justice, se présentait avec d'autant plus de force qu'elle n'avait pas été provoquée par une idée préconçue; pourtant elle ne s'imposait pasencore comme une certitude; surtout elle allait gêner trop d'opinions toutes faites et plus commodes, surtout trop d'intérêts, pour qu'il ne fût pas nécessaire de l'appuyer de faits nombreux et précis.

Pour que des statistiques criminelles soient autre chose qu'une collection rassurante ou troublante de chiffres, il faut que les causes qui ralentissent ou qui accélèrent le mouvement des faits délictueux s'en dégagent autrement que par des hypothèses, fussent-elles aussi voisines de la certitude que celle qui venait d'être formulée. Il faut donc qu'elles déterminent et précisent le caractère de la « matière criminelle », dans le sens où l'on dit « la matière imposable », c'est-à-dire qu'elles indiquent, dans la

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