Bulletin de V Académie de médecine, XXXÏV, p
2. A. Jacquet, L'alcoolisme et ses conséquences; Baër, Die Trunksucht; Lang, Alkoholgenuss und Verbrechen; Bertrand, Essai sur F intempérance; Bosco, L'omicidio negli Stati Uniti a" America, etc.
quelques cas, fonctionner la guillotine; la certitude d'échapper à la peine capitale encourageait les assassins. — Or, au rebours de ce que croyait l'opinion, il résultait des comptes généraux de l'Administration de la justice criminelle, non seulement que le nombre des assassinats et des meurtres spéciaux n'avait pas augmenté depuis vingt ans, mais qu'il avait fléchi : dans la période décennale 1888-1897, le total des meurtres commis avec préméditation et guet-apens, ou accompagnés d'un autre crime, par conséquent passibles de la peine capitale, qui avaient été jugés contradictoirement, avait été de 3.006; il était descendu à 2.608 pour la période suivante1; la moyenne, par période quinquennale, avait décru de 224 à 212, 175 et 159. — Au contraire, le total des meurtres simples, de ceux qui, n'étant ni précédés, ni accompagnés, ni suivis d'un autre crime, n'étaient point passibles de la peine de mort, s'était élevé de 948 pour la première période à 1.441 pour la seconde2. Le surcroit d'audace qui serait venu aux malfaiteurs de l'application peu fréquente de la peine de mort ne pouvait pas expliquer cet accroissement des « homicides spontanés » 3, puisqu'ils n'étaient