‹ Contre l'alcoolismeChapitre 51 sur 125 · décembre · texte numérisé non relu

décembre

logique » dans la production du délit ou du crin»1. Les perturbations psychiques, la déséquilibration mentale, cette diminution particulière du sens moral ^que provoque l'alcoolisme, sont toujours, chez l'homme qui a bu, des facteurs de l'acte délictueux. Plus ou moins, ils ont pesé sur ce qui lui reste de'volonté. — L'alcoolique cessera-t-il pour cela d'être légalement responsable? Hors le cas « de démence au temps de l'action2 », ni la doctrine ni la jurisprudence n'avaient admis que la responsabilité fût diminuée par l'ivresse du vin. On irait vite et loin sur cette pente. La jurisprudence est formelle : « L'ivresse est un fait volontaire; elle ne peut jamais constituer une excuse...3 »

Pourtant, l'obscure, progressive et envahissante ivresse de l'alcool n'est-elle pas autre chose que l'ivresse du vin. gaie le plus souvent, et aussi prompte à partir qu'à venir? — Sans dout<\ te buveur d'alcool a été spécialement averti4. Sans doute, il a été prévenu que l'abus de la boisson le conduira immanquablement au désordre, à l'affaiblissement de son intelligence et de sa volonté.

1. Motet et Vétault. De la responsabilité des alcoolisé*. Congrès international de médecine mentale. 1889; Lentz. Sur l'alcoolisme; Triboulet, loc. cit.. p. 383, etc.

2. Article 64 du Code pénal : » Il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu est en état de démence au temps de L'action.

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