Article
2. « La tentation est alors bien forte...». (Discours de M. Cail- LAOX, 11 juin 1907.)
"ii CONTRE L'ALCOOLISME
lu commerce. Mais, déjà le nombre démesuré assujettis » rend la surveillance très difficile; s'il s'accroît pendant quelques années encore selon la même progression, s'il continue à augmenter de cinq ou six unités par jour, tout contrôle deviendra impossible.
Argument d'une grande force, comme l'a montré l'événement, la persistance des fraudes, quand il s'agit du mouillage ou du sucrage des vins. Si le fisc peut s'assurer, sans rigueur excessive, « que la récolte qui sortira du chai du vigneron sera bien une récolte naturelle », et si, pareillement, « il la peut suivre dans ses pérégrinations à travers les caves du marchand de vins en gros1 », « son pouvoir expire » quand, au moment d'entrer plus avant dans le détail des opérations, il se trouve en présence d'un nombre si considérable de débits que la surveillance devient illusoire. Mais combien l'argument sera plus fort quand il s'agira d'appliquer, <oit la loi qui réservera à l'État la fabrication ou la rectification des matières industrielles ou agricoles, propres à être distillées, qui ne pourront pas être traitées par leurs propriétaires et qui ne pourront être vendues aux débitants que par l'État; soit la loi qui supprimera le privilège des