‹ Contre la terreurChapitre 105 sur 400 · Le 14 juillet · texte numérisé non relu

Le 14 juillet

132 l'insurrection de lyon en 1793

président, irprètc aussitôt les trois serments dont on lui présente la formule écrite et qu'il lit d'une voix ferme et assurée. « Maintenir la liberté, l'égalité, Tunité et Tindivisibilité de la Convention nationale, — la soumission aux lois, — la sûreté des personnes et des propriétés. » Le général jure de mourir plutôt que de violer ces serments. » Après avoir, à contre-cœur et dans l'intérêt de la cause lyonnaise, protesté de son dévouement à la République \ l'ancien défenseur des Tuileries demande à connaître les ressources et les forces du département pour préparer un plan de résistance et le communiquer à la Commission*. Le Président Tinvite à entrer en relations immédiatement avec le comité militaire 3. Do nombreux applaudissements saluent cette brève communication '*. On décide qu'un second bataillon serait envoyé à Saint-Etienne •'*. L'arrivée du général à l'hôtel du Parc<> aussitôt connue, son logement est envahi par plusieurs anciens officiers, entre autres M. de Chénelette, M. de Grandval cx-capitaine au régiment de Bourgogne, Jean Vallès, commissaire des guerres, et les frères Julien, dont l'aîné portait le nom de Vinezac, et qui avaient servi tous les deux comme lieutenants au régiment de Lorraine (infanterie). MM. Griffet de Labeaume, ingénieur des Ponts et Chaussées; Gingenne, Révérony, de Baroullière et Desgranges, chefs de bataillon de la garde nationale viennent aussitôt se mettre

à sa disposition.

Le comité militaire, composé de MM. Raymond, Janin,

Mey des Challes, Charpin, Ballet, Magnet et Dumas, tous

anciens militaires, ne se montre pas moins empressé à

reconnaître l'autorité du général de Précy. D'un commun

1. <' Le général a répondu avec cette modestie qui ajoute tant de prix au talent de la vertu. > (Extrait du procès-verbal de la Commission : Gonon, pièce 128i.)

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