Journal de Lyon, numéro du 16 juillet
2. J. Morin, Histoire de Lyon pendant la Révolution ^ t. VII, p. 90.
140 l'insurrection de LYON EN 1793
mandé par M. de Savaron, fermait la marche. Sur le parcours, des détachements de gendarmerie, decanonniers et de garde nationale formaient la haie et contenaient la foule, dont l'enthousiasme se traduisait par des acclama" tions et des chants patriotiques.
Les autorités civiles et les principaux officiers prirent place sur une estrade, pendant que des pièces d'artillerie, disposées aux quatre coins de la place, tiraient des salves de réjouissance. L'allégresse de la foule devint frénétique; lorsqu'elle se fut un peu calmée le chef de la municipalité provisoire, Coindre, prononça quelques paroles, en faveur de l'union de tous les Français, puis le président de la commission départementale donna lecture de l'arrêté pris, le 4 juillet, par la commission populaire, républicaine et de salut public de Rhône-et-Loire ^ et ainsi conçu :
Le peuple de Rhône-et-Loire déclare qu'il mourra pour le maintien d'une représentation nationale, républicaine, libre et entière.
Déclare que la représentation nationale actuelle n'est ni entière, ni libre.
Déclare qu'il demande la réunion dans le plus bref délai d'une représentation nationale, libre et entière.
Déclare que jusqu'au rétablissement de son intégralité et de sa liberté, les décrets rendus depuis le 31 mai sont regardés comme non avenus et qu'il va prendre des mesures pour la sûreté générale '^.
Gilibert lut ensuite les trois serments dont nous avons déjà donné le texte :
« Nous le jurons, nous le promettons ! » s'écrièrent les assistants "^ L'un d'eux, profilant d'un silence relatif, se plaça devant les gradins et s'écria : « Nous adhérons tous