‹ Contre la terreurChapitre 111 sur 400 · Môme document · texte numérisé non relu

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l'arrivée de PRÉCY a LYON 141

aux arrêtés de la Commission et ce fer déposé dans nos fidèles mains en assurera l'exécution! »

Cette déclaration dans le style emphatique du temps eut un grand succès, on allait procéder à la proclamation du général. Gilibert déclara, au nom de la commission qu'il présidait, que « le citoyen Perrin-Précy « était proclamé le commandant général de la force départementale ». Les applaudissements reprirent plus nombreux, alternant avec les cris de « Vive le citoyen général * ! »

Après de nouveaux coups de canon, en signe de continuation d'allégresse, le cortège se reforma, Précy reprit modestement sa place parmi les officiers qui escortaient les représentants du département et de la municipalité et toujours aux cris de « Vive la République ! » au roulement des tambours et au son des bruyants instruments des deux corps de musique, les autorités civiles et leurs troupes d'escorte revinrent à « Thôtel commun - ».

La confiance s'affirmait sur tous les visages en ce jour d'illusion. Quel aveuglement cependant de croire que de telles manifestations intimideraient loi Convention ! Comment supposer que les Jacobins victorieux le 31 mai, allaient donner à Lyon l'amnistie de son insurrection !

La pompe religieuse avait été exclue de la cérémonie, par une blâmable concession au parti qui avait si longtemps, à Lyon, effrayé et molesté les catholiques. Nous lisons dans le récit officiel de la fête: « Des chants républicains, des danses se propagèrent ensuite toute la journée sur la place autour des arbres de la Liberté qui ont toujours été le vrai signe de ralliement des bons citoyens ^, »

Chaque section offrit un banquet aux frères des cam-

1. Revue (lu Lyonnais, i.WXW. Lyon, Boitel, 1843. — Gonon, Bibliographie historique, pièce 128C, p. 28.

2. Relation de la fêle civique qui eut lieu à Lyon le {{juillet 1793. A.V. imp. Delaroche.

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