‹ Contre la terreurChapitre 114 sur 400 · Ifi · texte numérisé non relu

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4. Générai Kellermann à Dubois-Crancé, Grenoble, môme jour, mêmesarchives.

3. «A savoir: deux bataillons du oi^ régiment, le 3« des volontaires îles Basses-Alpes, un bataillon tiré de la Tarentaise. » 6. Même document.

148 l'insurrection de lyon en 1793

ce terrible Comité de Salot public qui faisait trembler les généraux de la République ; il lui soumettait les réquisitions de Dubois-Crancé et la copie de ses réponses, et insistait sur le peu de troupes échelonnées pour garder Genève et assurer la frontière. Kellermann demandait que les armées du Rhin et de la Moselle fournissent ensemble douze bataillons, la légion de la Moselle, deux régiments de cavalerie et Tartillerie de bataille. Il faudrait plus de 500 chevaux d'artillerie pour « Téquipage du siège et de bataille » quand on attaquerait Lyon, et pour bien montrer sa fidélilé à la Convention, son « incorruptibilité », comme on disait alors, le vainqueur de Valmy, sollicitait l'honneur de commander ces troupes* destinées pourtant à la guerre civile. Comme les caractères les plus fiers s'amoindrissaient dans cette atmosphère de suscipion !

A Lyon, les préparatifs militaires restaient encore ignorés. Avant de tenter devant la Convention une nouvelle justification, la Commission départementale résolut d'activer l'organisation de la résistance. Une proclamation de son comité militaire fut donc rédigée, distribuée et affichée dans la soirée môme de cette journée du 16 juillet, qui avait vu la mort du protégé de Marat. Elle débutait ainsi :

Citoyens, nous nous occupons sans cesse de Torganisation de la force départementale, mais nous ne pouvons le faire avec succès sans vos secours.

Après avoir rappelé les effectifs de ces troupes (9.600 hommes dont 7.200 pris dans la force armée de la ville de Lyon, et 2.400 dans celle du district), les citoyens étaient engagés à se faire inscrire dans leurs sections et à s'y faire agréer. Un appel pressant était fait au patriotisme des bons citovens :

1. Le général de rarmée des Alpes au Comité de Salut public. Grenoble, 10 juillet 1793 {Archives delà Guerre: Armée des Alpes).

L*ARliIvéE DE PRÉCT A LYON 149

C'est au nom de la Patrie, de son salut général, c'est au nom de la sûreté des personnes et des propriétés qui sont menacées de toutes parts que le présent avis est donné.

La proclamation du comité insistait sur la nécessité do former une troupe permanente qui, sous le nom d'armée départementale, serait composée de soldats disciplinés « disposés aux travaux militaires, aux marches et aux campements et qui puissent accepter une solde patriotique ». Certes le surplus de la force armée, la garde nationale sédentaire, restera soumise aux réquisitions de Tautorité, mais le moment n'est pas encore arrivé d'en disposer, tandis que Tarmée départementale doit être constituée, exercée : « Elle doit se montrer partout, elle doit être essentiellement obéissante ; elle seule constituera ce département en état de résistance à l'oppression et c'est sur elle particulièrement que reposent les destinées de ce département et de la République entière *. »

En attendant TefFet de cet appel au dévouement dé tous les Lyonnais, la Commission départementale autorisa, sur sa demande, le général Sériziat, qui d'ailleurs pouvait librement circuler dans la ville, à rejoindre l'armée des Alpes où sa présence était, disait-il, vivement désirée par son général en chef ^.

De Normandie arrivait un encouragement à la résistance à outrance, en môme temps qu'une nouvelle protestation de fidélité à la République :

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