‹ Contre la terreurChapitre 13 sur 400 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Les deux conventionnels Nioche et Gauthier, qui hal)itaîent l'hôtel de Milan, sous la protection de l'Hôtel de Ville et de sa singulière garnison, n'tUaient pas sans in(|uiélude sur l'attitude des sections. Ils ignoraient les rassemblements de la place Bellecour, mais ils redoutaient d'autant plus les manifestations hostiles que le commandant de la garde nationale, Julliard, ouvrier en soie, sans prestige et sans autorité, ne leur inspirait aucune confiance *.

Depuis le commencement du conflit avec la municipalité, la plupart des bataillons ne répondaient plus à ses réquisitions. Les représentants préférèrent donc remettre le commandement efTectifde toutes les troupes, y compris Ih garde nationale, entre les mains de Tadjudant-général I^ Doyen qui avait été misa leur disposition, à Chambéry, par le général Dornac, commandant en chef provisoire de l'armée des Alpes*-.

En conséquence, à huit heures du matin, Le Doyen était éveillé par Gauthier ^, qui lui donnait verbalement Tordre de requérir la force armée sans le moindre retard, lui

1. « Quand il fut question de l'élin» au commandement général, Julliard, avait déclaré que, vivant de son travail, il ne pouvait accepter une place qui lui imposerait des dépenses au-dessus de ses moyens. » Le; Conseil de la commune calma ses scrupules en attribuant au futur commandant 4.000 livres d'honoraires. Ses frais de bureau et la «lépensc de son cheval incombèrent à la ville. (Maurice Wahl, les Premières années de la Récnlulion à Lyon 1188-1192, Paris, Colin, 18!)4, p. .iOG.)

2. Déclaration de radjudant-générnl Le Doyen, interrojLratoire d» 20 mai devant les sections. {Dossier du Cnmilé de Salul public: Arc/iices nationales. AFii, 339-344.43.)

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