Passeron, Mémoires d'un pauvre diable^ p. 7. h. Id
i66 l'iihsurrection de lyon en 1793
temenUle dont était prévu TeiTectif total, d'après les crédits votés par la Commission départementale, àl 1.000 hommes. En réalité ces troupes ne devaient jamais fournir plus de 5.600 combattants K
Avec des forces aussi réduites la question des fortifications avait une importance capitale. Lyon n'en était pas démuni et d'ailleurs sa situation naturelle facilitait la défense.
La jonction du Rhône et de la Saône divisait Thorizon en trois vastes secteurs et nécessitait pour Tin vestissement la présence simultanée de trois groupes d*attaque^. Celui que nous appellerons le premier secteur ou secteur Vaise- Fourvières dominait la ville à TOuest, par le plateau et le versant de la montagne de Fourvières, dont la base au Nord et à TEst est baignée par la Saône.
Le second secteur, ou secteur de la Croix-Rousse, au Nord de la ville, était dominé par lé plateau de la Croix- Rousse ; séparé du premier par la Saône, il s'étendait jusqu'à la rive droite du Rhône. Un faubourg peu étendu et flanqué, au Nord et à TEst, de nombreuses habitations isolées se prêtait, en utilisant le terrain, à la disposition d'un service d'avant-postes qui couvrait bien la ville et gardait ses communications avec le Bngey et la Bresse.
Enfin le troisième secteur ou secteur Perrache, formé par la ville et une plaine marécageuse, de forme allongée entre le Rhône et la Saône, se trouvait naturellement défendu par les deux cours d'eau qui se réunissaient au Sud, au pont de la Mulatière. La situation découverte permettrait à des batteries de pièces à longue portée de défendre cette enceinte naturelle.
La partie la plus vulnérable restait évidemment le second secteur. Une ligne de fortifications régulières.