Journal de Lyon, numéro du mardi 23 juillet
l'initiative nu nouveau général 165
Précy fut invité, non pas à s'expliquer sur Tincident auquel on le savait étranger, mais à rendre compte des mesures militaires prises pour la sûreté de la ville ^
Le général communiqua, pour le recrutement de Tarmée départementale, un résultat, dont il ne fallait pas exagérer rimportance mais qui élait tout à Thonneur de la jeunesse lyonnaise. L'état-major avait envoyé une réquisition au bataillon de la rue Tupin, le samedi 20 juillet à onze heures du matin, pour la formation d'une compagnie de chasseurs, composée de jeunes gens lestes et accoutumés à la manœuvre. Les tambours du bataillon avaient battu sur le territoire do la section, la foule était accourue, 80 jeunes gens s'étaient présentés et, à deux heures, le général de Précy les passait en revue aux acclamations des assistants'^.
La Commission départementale félicita Précy et lui demanda quels étaient les eiïectifs actuels. Le général répondit qu'au moment de sa prise de commandement, il avait trouvé 29 bataillons de garde nationale d'effectifs très inégaux à 4 compagnies chacun -^ il les avait réduits à 20 bataillons, composés chacun d'une compagnie de grenadiers, une de chasseurs et deux de fusiliers''. D'après son plan d'organisation, seules les compagnies dites d'élite, c'est-k-dire celles de grenadiers et de chasseurs, devaient être soldées, casernées et constamment à la disposition du service des avant-postes ou des sorties'.
Les compagnies de fusiliers, dites « du centre » devaient assurer la police militaire dans la place et n'être employées qu'en cas d'extrême urgence. Les grenadiers et les chasseurs se recruteraient uniquement par voie d'enrôlement volontaire. Avec l'artillerie et la cavalerie en voie d'organisation, ils constitueraient l'armée dépar-
i. Journal de L'jon, numéro du 23 juillet 1793.