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jour rerlueux, mais qui cesseraient de Tétre s^ils étaient capables de s'oublier à ce point. En conséquence le général rend responsable de tout ce qui peut arriver tous' les commandants des postes. La loy seule doit punir le coupable.
Précy ^
Ces sages conseils n'auraient probablement pas suffi pour ramener le calme si Ton avait annoncé que le procès de Riard de Beauvernois allait être jugé par le mt^me tribunal.
Le gentilhomme jacobin, véritable type de condottiere, comparut avec deux autres accusés, anciens officiers de la garde nationale, Gâche, ouvrier on soie, et Nesme, marchand de meubles-. Ils étaient prévenus, tous les trois, d'avoir préparé et exécuté des mesures oppressives : arrestations, violations de domiciles, etc., et d'avoir commis de véritables assassinats pendant la journée du 29 mai. La culpabilité de Riard de Beauvernois fut absolument démontrée, des témoins prouvèrent qu'il avait menacé de mort plusieurs personnes, entr'aulrcs M"' Coindre et fait massacrer traîtreusement un détachement de sectîonnaires du bataillon du Change, que lui-môme avait achevé des blessés. On le condamna à la peine de mort. Ses complices furent acquittés, en raison du manque de concordance de certains témoignages'^ à leur sujet.
Riard subit sa peine le lendemain, le 22 juillet, à six heures du soir. La guilloline était dressée sur la place des Terreaux, il marcha au supplice avec la crànerie d'un vieux soldat qui va au feu, regrettant de ne pas périr sous les balles d'un peloton d'exécution. Au dernier moment, il embrassa le crucifix que lui présentait le prêtre qui l'assistait. En apprenant la mort du chef de
i. Archires municipales : Ltjon en 1793.
2. Riard de Beauvernois avait quarante-deux ans ; Gâche, cinquantecinq : Netme, vingt-cinq ans.