Vaësen, Documents itnprimêfs. 31 juillet
légion, Hidins, Tancien procureur de la Commune, ne doutant pas du sort qui l'attendait, se pendit dans son cachot.
Malgré le rôle des procès criminels affiché à la porte du tribunal, If s autres accusés ne furent pas mis en jugement, bénéficiant de certaines intelligences dans la Commission départementale. Ils restèrent dans la prison de Roanne jusqu'à la fin du siégea
D'autres prisonniers étaient enfermés h Pierrescize, c'étaient de malheureux prêtres arrêtés par Chalier et ses amis pour n'avoir pas prêté le serment civique ; les autorités civiles affectaient de les oublier. Précy ignorait sans doute le sort de ces infortunés, dignes pourtant de ses sympathies et pour lesquels il ne semble pas avoir tenté la moindre démarche.
Les sections s'agitaient, sans rien organiser d'ailleurs de pratique... Au lieu d'activer la formation des compagnies soldées, elles déclarèrent solennellement qu'elles s'enrôlaient, toutes et toutes entières, pour la force départementale^, qu'elles étaient en état de réquisition permanente, etc. Ces déclamations véhémentes et puériles redoublèrent à la nouvelle d'une prétendue victoire des fédérés Marseillais. Ceux-ci, après s'être repliés sur Avignon et l'avoir évacué, auraient trouvé au passage de la Durance un renfort « avec une artillerie formidable » qui leur aurait permis de reprendre l'offensive et de réoccuper Avignon, où ils auraient fait <( main basse sur tous les traîtres^ ». La vérité était que les Marseillais étaient déjà en pleine retraite, malgré l'occupation d'Avignon et celle d'Orange. Au Pont-Saint-Esprit, le renfort annoncé et formé d'un contingent de Nîmois se trouva en face de la colonne détachée de l'armée des Alpes et placée sous les
1. Histoire du siège de Lyon, attribuée à Guillon de Monléon, Paris et Lyon, 1197, p. 224.