‹ Contre la terreurChapitre 150 sur 400 · Paateron, Mémoires d'un pauvre diable · texte numérisé non relu

Paateron, Mémoires d'un pauvre diable

TEst. On bivouaqua en rase campagne pour éviter les surprises, à peu de distance du château de Rillieux^ et du vaste emplacement qui devint plus tard le camp de- Sathonay.

Une colonne volante d'infanterie et de cavalerie, partie le matin du camp de la Pape- et apercevant une troupe en armes, envoya des patrouilles pour la reconnaître. De son côté, le capitaine Bollioud de Chanzieu crut devoir, avec le gros de son escadron, se replier sur Montessuy, petit village sur la hauteur, puis sur la redoute de la maison de rOratoire'^ Il laissait un piquet de cavaliers, sous les ordres du lieutenant Guillot, avec mission de pousser une reconnaissance sur Caluire et de rallier ensuite Tescadron.

Le commandant du poste de l'Oratoire fit aussitôt atteler deux pièces de canon qu'escortèrent les cavaliers lyonnais. La petite troupe ainsi renforcée se porta par la route de Cuire sur la maison Nérac; là elle fut rejointe par le général Grandvul qui en prit le commandement et la plaça derrière le poste Panthod sur un point culminant d'où Ton découvrait la route de Bourgogne au milieu d'une vaste plaine. En atteignant la hauteur, le général Grandval et le capitaine Bollioud de Chanzieu entendirent une vive fusillade et virent le petit détachement, revenant de Caluire, au galop, en désordre et ramenant plusieurs blessés. Le reste de Tescadron se porta au devant d'eux mais n'aperçut à riiorizon aucun ennemi. On apprit alors qu'un fort parti do cavalerie ennemie, comprenant des détachements de gendarmerie, de guides à cheval et de dragons de l'ancien régiment Royal-Pologne devenu le 5" régiment de cavalerie, avait cerné le village et tenté de leur couper la retraite'.

\. Archives historiques de la Guerre : Année des Alpes. Rapport des marches de troupes et ('♦vônements de guerre du génOral Kellermann, 15 août. La localité est désignée sous le nom de plaine de Rilleul.

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