CHAPITRE XIII
ENGAGEMENTS D'AVANT-POSTES. — TRISTE FÊTE LE CONSEIL DE GUERRE DE LA PAPE
KcUermann, soumis à la surveillance de Dubois- Crancé et de Gauthier disposés à l'accuser de tiédeur, avait été obligé d'emprunter à l'armée des Alpes*, 6.000 hommes de troupes régulières, en attendant l'arrivée de 10.000 réquisitionnaires- qui lui inspiraient au point de vue militaire une défiance absolue. Avec les contingents prélevés à son grand regret sur l'armée des Alpes, exposée aux entreprises des Austro-Sardes, le général avait formé trois colonnes. La première comprenait le 1" bataillon franc de la République, le 5* bataillon de grenadiers, les 1" et 2'' bataillons de l'Ariège, les V et 2' bataillons de rArdèche,le2' bataillon du 28" régiment d'infanterie, le 1" bataillon de TAude, le 3* bataillon de la Drôme, le l*"" du Gard, le 6" de la Gironde, et le 3* de l'Isère, le 5* régiment de cavalerie, le 9* régiment de dragons et un escadron du i*'' régiment*.
Chaque bataillon avait 2 pièces de 4 approvisionnées'*. On fit venir du parc de réserve de l'armée des Alpes 4 canons de 12 et leurs caissons, 2 de 8, 6 obusiers de 6 pouces. L'artillerie de siège fut formée de 4 canons de 16 et 6 mortiers de 12, avec un approvisionnement de trois cents coups par pièce et de 150 bombes par mortier.