‹ Contre la terreurChapitre 156 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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8. La Ferrandiére est à 1.300 mètres de la rive du Rhône. 4. Lieiilenant-coloiicl Bichot, p. 19.

ENGAGEMENTS d'aVANT-POSTES 209

Le 7 août, Kellermann arrivait à MiribeP à 3 lieues de l'enceinte de Lyon et détachait deux colonnes légères. Tune de cavalerie, l'autre des trois armes, toutes deux, sous les ordres de son chef d'état-major le général Saint-Remi. Ces deux petites colonnes s'étaient heurtées, ainsi que nous l'avons vu, la première à un petit parti de cavalerie qu'elle avait mis en déroute, la seconde à la ligne d'avantpostes du général Grand val qui, à son tour, avait repoussé l'assaillant, et l'avait obligé à se replier sur les hauteurs qui dominent au nord-est la rive gauche de la Saône. Toute la division, sous le commandement de Kellermann, vint y camper, mais en appuyant à gauche vers le Rhône ; les chasseurs étaient aux avant-postes, le parc d'artillerie et la cavalerie en arrière du centre 2. Deux bataillons et l'escadron de hussards gardaient les représentants au château de la Pape, à trois quarts de lieue du camp dont Kellermann laissait bientôt le commandement au général de division] Dumuy, restant lui, le général en chef, avec les représentants. Un bataillon d'infanterie et ses deux pièces d'artillerie surveillaient le chemin qui conduisait à Lyon par la porte Saint-Clair 3.

Le soir même, la division de Mâcon arrivait. Les commandants Laroche, du génie, et Lîxot, des pionniers^, avaient fait établir dans la journée un pont de bateaux sur le Rhône, en face de la Pape. Le général Petit-Guillaume s'occupait de réunir à Neuville sur la Saône, à deux lieues au-dessus de Lyon, de grands bacs pour communiquer avec le camp de Limonest\ Sur les rapports de plusieurs officiers de son état-major, Kellermann rendait compte aux représentants que « les Lyonnais avaient déjà établi un certain nombre de batteries de divers calibres sur les hau-

i. Lieutenant-colonel Bichot, p. 19.

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