Id
3. Extrait des registres du district de Lyon, séance permanente du 10 août 1793 (Archives historiques lie la Guerre).
à l'Hôtel de Ville de nouveaux défenseurs, venant dTzeron et de Givors, et même quelques-uns de Saint-Etienne*. . Les membres de la municipalité les embrassèrent « fraternellement ».
Le Comité militaire renouvela sa prescription de placer devant chaque maison des récipients remplis d'eau et destinés à éteindre les commencements d'incendie que pourrait produire le bombardement. Dans l'intérêt de la santé publique, il était recommandé de renouveler cette eau^, prescription fort sage qui ne devait pas être observée. Précy, prévoyant l'attaque prochaine des avant-postes du général Grandval, requit la municipalité dès le lendemain, 11 août, d'envoyer à la Croix-Rousse une grande quantité de foin qui servirait à Tépaulementdes batteries. Les habitants devaient concourir à ces travaux de défense.
La journée du H s'était passée sans que l'ennemi accentuât son inoffensive canonnade, contre le poste avancé de Cuire, que, sous le commandement du lieutenant-colonel Rozet, gardait alors le bataillon lyonnais de Washington. Une batterie de siège était mal défilée et ses canonniers durent se retirer précipitamment, après avoir subi un feu de bataillon qui en avait mis plusieurs hors de combat. Ils abandonnèrent deux pièces de 4 dont les Lyonnais n'osèrent pas d'ailleurs s'emparer, craignant une embuscade.
L'organe départemental représenta comme une victoire cet incident qui n'avait aucune importance, puisque les artilleurs reprirent possession de leurs canons pendant la nuit.
Le numéro du 11 août se terminait par cette apostrophe :