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3. Réquisition du commandant général Précy, 11 août {Archives départementales, carton 10).
CiTOYENsS, OLDATS,
11 est à propos de vous faire connaître la tactique de nos ennemis : leur arme est le mensonge. On a fait imprimer et afficher à Saint-Cyr que la troupe ne se retirera que lorsque les Lyonnais auront livré le ci-devant comte d'Artois et les émigrés qui sont à Lyon. Nous Républicains, cacher un suppôt du royalisme! Cette imposture est trop grossière. Nous enfants de la patrie, receler les émigrés qui voudraient déchirer son sein I Cette assertion révolte. Qu'on nous dise quels sont les émigrés, où ils demeurent! Nous nous chargeons de les livrer à Tinstant^
Il était bien difficile aux royalistes, cachés dans les rangs de Tarmée lyonnaise, de garder encore quelques illusions sur leurs alliés d'occasion.
La môme feuille parlait toujours des prétendus succès des Marseillais, annonçant que « ces vainqueurs du despotisme s avançaient à grandes journées », que le général Carteaux passait pour «complètement battu^». La vérité, que Ton ne connaissait pas encore à Lyon, était que Carteaux avait enlevé Avignon après une courte résistance sur les Marseillais^, ceux-ci en pleine déroute regagnaient Aix où ils retrouvaient un chef énergique, le comte de Villeneuve-Tourrette, accouru avec quelques renforts. La retraite continuait sur Marseille, par Salon et Lambèse ^ ; de nouveaux désastres y attendaient cette petite armée plus bruj^ante que valeureuse.
Les autorités administratives de Lyon, voulant sans doute imiter l'exemple de la soupçonneuse Convention, avaient institué des commissaires civils pour surveiller les postes et les troupes. C'est ainsi que nous voyons un sieur Reynard, s'intitulant commissaire inspecteur géné-