Archives départementales^ 12 août
2. A titre de document curieux, nous donnons la ettre de l*ex-capitaine de Royal-Liégeois.
« Généhal,
« J'ai reçu les ordres que vous m'avez envoyés par le citoyen de Chapelle; ils seront exécutés avec la plus grande exactitude. Nous avons été très menacés ce soir d'une insurrection, faute de fonds pour payer les troupes, il est très pressant «le nous en procurer. J'attends demain l'ingénieur pour continuer nos petites fortifications. Donnez, je vous prie, vos ordres pour qu'il arrive.
« Je suis très cordialement votre concitoyen,
J.-M. COLLENET-FONTET.
Commandant à Vaise.
Au cantonnement de Vaise, le 12 août.
An II de la Ilépublique^ à dix heures du soir. {Archives départementales,)
3. Archives historiques de la Guerre : Armée des Alpes^ août 1793.
ENGAGEMENTS d'aVANT-POSTES 2^5
Crancé répétait tous les jours son delenda est Carthago!
D'autre part, les mêmes autorités s'efforçaient de rassurer la population, en annonçant dans \^ Bulletin départemental de continuels avantagea sur les assiégeants, dont ils réduisaient les effectifs à 6.000 hommes « absolument dénués de tout, leur artillerie ne comptant que 2 mortiers, 8 pièces de 10, 8 de 4, 2 voitures de boulets, 2 voitures de bombes ' ». Lyon allait apprendre à ses dépens quelles ressources formidables pour le bombardement possédait Tarmée qui l'assiégeait.
Beaucoup de personnes s'efforçaient de quitter la ville, les demandes de laissez-passer affluaient aux bureaux du Comité de Sûreté ou à ceux de Tétat-major. Nous avons retrouvé 2 un billet fort pressant, signé d'une jeune femme. M"' Maret de Saint-Pierre^, dont le mari combattait dans Tarmée fédéraliste de Marseille, et qui, s'autorisant des bonnes relations de sa belle-mère et de Précy, supplie celui qu'elle appelle m notre bon et bravci général » de lui procurer les moyens de sortir « par les portes de Saint-Just ». Le passage était encore libre et M"' de Saint-Pierre put en profiter pour gagner Paris à travers mille dangers.
Un officier de Tétat-major de Précy, qui avait fait une reconnaissance en avant des Brotteaux, rendit compte que des avant-postes ennemis étaient établis à la sortie de la Guillotière, du côté de Villarbanne^, couvrant un camp situé dans la plaine de Bron, au sud-est de la ville et à environ une lieue du Rhône. On y comptait, disait-il, trente et quelques tentes contenant chacune une dizaine d'hommes. L'artillerie se réduisait à deux pièces de quatre et deux caissons. Le quartier général, où logeait le général de brigade Vaubois, avec un déta-