M"* de Moriiievieu
4. 40 cavaliers, 300 hommes de troupes de ligne {Bulletin départemental D* 6, du 13 août).
226 l/lNSUHRECTlON DE LYON EN 1793
chement de 500 hommes et deux pièces de quatre, était au chftteau de Bron, les approvisionnements de fourrages y avaient été rassemblés ^ L'officier, qui avait revêtu des vêtements civils et avait pu ainsi s'entretenir avec des officiers et des soldats, estimait les effectifs de cette division à environ 2.000 hommes. Ses appréciations étaient exactes. Il avait appris aussi l'arrivée prochaine de plusieurs mortiers.
Au nord de la ville, à l'avancée de Cuire, ladjudantgénéral Burtin de la Rivière et le lieutenant-colonel Rozet faisaient surveiller avec soin tous les mouvements de l'ennemi. Dans l'après-midi du 13, le lieutenant-colonel Mocey, de l'artillerie, un ancien arpenteur, brave soldat d'ailleurs, venait d'arriver, avec un détachement de canonniers conduisant une grosse pièce d'artillerie qui devait assurer la défense de ce poste, muni de trois murailles crénelées. Un bataillon ennemi de troupes de ligne -^ débouche brusquement en colonne d'attaque, précédé de sapeurs et de terrassiers du génie. Pendant que ceux-ci attaquent à coups de pic les murailles, la troupe de ligne fait un feu terrible sur les canonniers qui sont en train de placer la lourde pièce sur sa plate-forme. Trois artilleurs lyonnais tombent mortellement atteints, huit autres sont blessés, mais deux petites pièces de 4 ont été démasquées du côté de la défense; elles tirent à mitraille sur les assaillants, qui bientôt battent en retraite et rentrent dans leur camp de Montessuy. Le Bulletin départemental exagéra leurs perles, qui ne semblent pas avoir dépassé celles des Lyonnais 3.
Un grand nombre d'habitants de Lyon redoutaient le manque de vivres. Quelques-uns venaient en entretenir le