Bulletin tlt parlementai, précité
2. Les représentants liront inipriujer cette liste et la transformèrent eu liste (le proscription. Les noms seuls occupent dans ié«litiou in-8* de l'huprinierie nationale, 91 grandes pages, petits caractères.
signé, ceux qui étaient illettrés avaient fait constater par témoins leur adhésion. Ces adresses furent portées par un trompette aux représentants, à leur quartier-général de la Pape, avec cette lettre d'envoi :
Lyon, le 17 août 1793.
Le peuple de Lt^on en réponse aux citoyens Dubois- Crane^^ SébéMsiien Laporley Gauthier^ Claude Javogues^ représentanls du périple envoyer près de r année des Alpes et dans les départements de Saône-et-Loire^ Rhône -et- Loire et de CAin,
Citoyens représentants,
Vous n'avez plus de prétexte pour paraître douter de notre vœu, nous vous renvoyons notre première lettre revêtue des signatures individuelles du peuple de Lyon. Nos commissaires sont les membres de nos corps administratifs, et nous déposons de nouveau en leurs mains la plénitude de notre confiance.
Si vous avez à faire des propositions, le peuple de Lyon vous somme de les lui adresser. On y délibérera : voilà son dernier mot ^
Des nouvelles inexactes de Marseille contribuaient à la surexcitation des Lyonnais et entretenaient leurs illusions'^ Il venait d'arriver à Thôtel commun un message du comité général des 32 sections de Marseille, daté du 12 août et qui, après avoir félicité les Lyonnais de leur résistance les informait, sans préciser, des prétendus succès de l'armée marseillaise renforcée « des dignes Toulonnais ».
Aux avant-postes de la Croix-Rousse, « les Crancéens », comme les appelait le bulletin départemental, avaient abandonné, sans tenter de leur donner une sépulture, les corps de quelques-uns des leurs, tués dans la journée du 13.
i. Bulletin dé/jiirfchiental, u» 10 du 17 août}, signé Castellanet, Reponty, Peloux.
2. On affiniiait aussi, daus le Itullctin, que Grenoble allait prendre le parti de Lyon, l'un des administrateurs de l'Isère, Hoyer, ayant »'*crit à ses concitoyens pour leur arfirnier le républicanisme des Lyonnais.
248 l'insurrection de lyon en 1793
Des exhalaisons méphitiques se répandaient, également pénibles pour les avant-postes des deux partis; un chirurgien de Tarmée de Kellermann et ses infirmiers n'osaient s'en approcher. Les grenadiers du bataillon de Guillaume-Tell apostrophèrent le chirurgien : » Emportez-les ! si nous en avions eu sous la bouche de votre canon, nous eussions bravé la mort pour remplir ce devoir' ! »... On ne releva pas les cadavres des soldats de Kellermann.
Les représentants menaient joyeuse vie au château de la Pape, où régnait en maîtresse de maison Tamie de Dubois-Crancé, M^'F***. Plusieurs acteurs du théâtre des Célestins, sans emploi, y donnaient des représentations'-^'. Ce fut donc au sein des plaisirs, selon l'expression de Tépoque, qu'ils rendirent exécutoire dans la soirée du 16 août l'arrêté de la veille dont il convient de donner le texte in extenso :
Les représentants du peuple à Varmée des Alpes
Considérant que depuis 6 jours que Tarmée de la République est devant Lyon, cette ville, bien loin de se soumettre aux décrets de la Convention, ne cesse de faire de grands préparatifs de défense et que les sommations ont été sans résultats:
Considérant qu'il existe dans Lyon une grande quantité d'émigrés, de prêtres réfractaires ou d'étrangers soudoyés par Pitt, qui gouvernent tout, qui tiennent le malheureux peuple de Lyon dans l'aveuglement et l'esclavage.
Considérant que les mouvements et les efforts des Marseillais et des Toalonnais qui, ayant l'ennemi presque dans leurs ports sont assez perfides pour employer même les garnisons des vaisseaux contre une portion de l'armée de la République, ne tendent qu'à s(î rapprocher des Lyonnais, pour faire de cette ville le centre de la contre-révolution, que, dans tout le midi, les aristocrates machinent et tentent un soulèvement ou une division en faveur des révoltés de Lyon;