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Considérant que tant de manœuvres et de perversité ont comblé la mesure des forfaits et que tout doit céder au salut de la République,
Arrêtent :
Le général Kellermann est requis de faire à Tinstant toutes les dispositions nécessaires pour incendier la ville de Lyon et forcer en même temps les hauteurs de la Croix-Rousse.
En conséquence 4 mortiers seront passés de Tautre côté du Rhône vers la Guillotière, pour tirer des bombes sans relâche sur les quartiers en face.
Pendant ce temps, quatre pièces de 16, placées où il y en n déjà deux, échaufferont à boulets rouges tout le quartier de la porte Saint-Clair jusqu'à THôtel de Ville.
Lorsque la ville sera incendiée dans quelques parties, il sera fait une attaque sur le faubourg de Vaise par le détachement aux ordres de Rivaz, et une attaque de vive force, avec la plus grande partie de Tarmée sur les hauteurs de la Croix-Rousse, de manière à profiter du désordre pour emporter à la fois tous les retranchements.
Les représentants du peuple déclarent au général Kellermann que c'est au nom du salut de la République qu'ils le requièrent d'exécuter rigoureusement ce plan dans le délai de vingt-quatre heures, prenant sur eux la responsabilité des événements, quant aux désastres qui peuvent en résulter pour la ville de Lyon et comptant sur son zèle et son intelligence ainsi que sur la bravoure des troupes de la République pour son
exécution.
Fait au quartier général de la Pape, le 15 août^
Les représentants écrivaient direclenfientau général Vaubois, commandant le camp de la Guillotière :
Les circonstances où se trouve la République nécessitant une attaque sur la ville de Lyon avec des bombes et des boulets rouges, les représentants du peuple requièrent le général commandant le camp de la Guillotière de protéger autant qu'il