PETITS COMBATS. — GRANDS PRÉPARATIFS COMMUNICATIONS INATTENDUES
Le cercle se resserrait autour de Lyon. Le colonel Jossinet, qui commandait à OuUins, à Textrême-sud de Lyon et à près d'une demi-lieue du pont de la Mulatière, vit arriver dans la matinée du 15 août une bande de paysans armés « poussés » par des dragons. Les avant-postes lyonnais éloignèrent à coups de fusil les uns et lesautres^ Quelques paysans avaient riposté avant de disparaître.
Deux heures après sur la même rive du Rhône, un bateau monté par quelques hommes également en arities, chercha à aborder. Un petit poste du détachement d*Oullins fit feu, le bateau s'arrêta et ses passagers sautèrent sur la rive opposée. Deux soldats lyonnais se mirent à la nage et se trouvèrent aux prises avec des paysans embusqués". Leurs camarades les soutinrent de leur feu, les paysans s'enfuirent, mais on entendit sonnerie tocsin^.
L'ennemi avait rassemblé sept bateaux et semblait vouloir établir un pont de la rive gauche à la rive droite^. Précy donnait de nouveau au colonel Jossinet Tordre de s'établir solidement îi Oullins, de surveiller toute tentative de Tennemi pour franchir le Hhone et de pousser des patrouilles sur Sainte-Foy, Francheville et Saint-Genis. .lossinet, informé que le procureur syndic d'Oullins était