‹ Contre la terreurChapitre 185 sur 400 · Récit de Texpédition dans la roUection Rosas · texte numérisé non relu

Récit de Texpédition dans la roUection Rosas

260 l'insurrectiow de lyon en 1793

frappèrent les murailles sans y faire de dégâts sérieux. Les canonniers de la redoute Ghôneiette, sous le commandement du baron Tourtoulon de la Salle, ne répondirent pas pendant deux heures. A six heures du soir Précy envoya Tordre de riposter et le lir bien dirigé des artilleurs lyonnais démonta bientôt une pièce de la. batterie de laGuillotière', celle-ci cessa son feu et Ton put constater que les canonniers de la Convention s'étaient mis prudemment à Tabri.

Le Comité de Sûreté générale de Lyon crut devoir prendre une mesure qui rappelait les mauvais jours de la municipalité jacobine; il prescrivit à tous les Comités de burveillance des sections d'établir la liste « de tous les citoyens suspects et particulièrement de tous les individus notoirement soupçonnés d'avoir été grossir Tarmée de Dubois-Crancé- ». C'était rouvrir l'ère des basses délations, le Comité était mieux inspiré en renouvelant avec autorité rinjonction de placer devant toutes les maisons des baquets remplis d'eau et en invitant « toutes les personnes ayant l'usage de l'arquebuse à se faire inscrire sur un registre à la municipalité pour Torganisation d'un corps de tirailleurs ». Il vînt quelques volontaires, que l'on versa dans la compagnie des arquebusiers, qui comprit alors une cinquantaine d'hommes, armés de mousquets de rempart fort lourds, reposant sur une petite fourche'^ et ayant une portée double des fusils ordinaires.

Dubois-Crancé faisait préparer le bombardement. « Les bombes sont prêtes, la mèche est allumée », écrivait-il à la Convention '*, et il le faisait avec d'autant plus de quiétude qu'il avait envoyé à Chambéry Kellermann sous la

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