‹ Contre la terreurChapitre 186 sur 400 · Vaësen, Documents imprimés, p · texte numérisé non relu

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3. Les chasseurs tyroliens pendant la campagne d'Italie en 1839, devaient se servir de carabines à lon^çue portée, mais très lourdes qu'ils plaçaient sur une petite fourche en fer comme les arquebusiers lyonnais de 1103.

4. Les représentants au comité de Salut public, 18 août (Bulletin des autorités militaires).

PETITS CÛMRATS 264

surveillance de Gauthier « afin d'empêcher le« progrès des Piémontais qui avaient déjà envahi Une partie de la. frontière*». Si Tarmée des Alpes n'avait pas été dégarnie, les Piémontais n'auraient pu s avancer aussi facilement.

11 fut établi et le Bulletin du dèparte^nent le constata officiellement, que la plupart des acteurs du théètre des Célestins, si cher au public lyonnais, étaient restés fidèles au parti de leurs concitoyens. Quelques transfuges avaient! été charmer les proconsuls du château de la Pape et leurs compagnes, mais le gros de la troupe, directeur en tète, n'avait pas déserté la cité en danger. Ces artistes avaient offert de jouer leur répertoire et Tun d'eux avait déclamé le 19 août une pièce de vers de circonstance, qui avait mérité à Tauteur et à son interprète les bravos des spectateurs et les éloges de l'organe du Comité de ^reté générale^. Les camarades de cet acteur devaient d'ailleurs, payer de leur vie, leur sympathie à la cause lyonnaise.

Précy jouissait de la meilleure et de la plus légitime popularité'. Estimé de ses officiers qui appréciaient son esprit de justice, sa bienveillance et son dévouement incessant à la défense, aimé des « citoyens-soldats » qui le savaient accessible à tous et préoccupé de leurs besoins, le général, encore très vigoureux et très actif, s'absorbait dans ses devoirs militaires, en évitant d'assister ordinairement aux oiseux débats du Comité de surveillance générale. Dans ses visites aux hôpitaux, il encourageait les femmes charitables qui soignaient les malades et les

1. Les représentants au oouiilé de Salut public, 18 août Bulletin des autorités militaires).

2. <i Tout ce qui tend à inslniire est du ressort de ce Bulletin^ dit solennellement le Bulletin du 20 août, nous devons des éloges à une pièce intitulée : Un républicain (tu balai lion de la Liberté aux soldats patriotes de Varmée de Kellermann. Ilien de plus heureux que le rapprochement que fait l'auteur de la guerre civile prête à s'allumer entre le faubourg Saint- Antoine et la section de la Butte des Moulins. Des frères allaient s'entregorger, ils s'expliquent et ils s'embrassent Le même résultat aurait lieu à Lyon si cette communicalioii franche ])(>uvait se faire. » [Bulletin départemenlaf, n* \'\.)

262 l'insurrection de lyon en 1793

blessés. Beaucoup d'entre elles étaient des religieuses que la tourmente avait chassées de leurs paisibles couvents ; après s'être cachées comme tant d'autres, dans de précaires abris, elles étaient devenues infirmières et même ambulancières. N'est-ce point la destinée des religieuses d'accourir, au premier appel, comme servantes de la Patrie sans avoir jamais cessé d'être celles de Dieu? L'une d'elles, dont le nom ne nous est pas parvenu, avait eu la jambe fracassée en relevant un blessé à la Croix-Rousse. Transportée à l'hôpital par le docteur Ponçan, qui dut l'amputer, cette femme héroïque mourut en chantant le Te Deum^.

Parmi les combattants, se trouvait un grand nombre de prêtres. Les autorités lyonnaises avaient commis la mauvaise action de ne pas rendre à la liberté les ecclésiastiques détenus iiPierresçize avant le 19 mai pour avoir refusé le serment, le même sort pouvait frapper tout prêtre dénoncé pour refuser de participer au schisme constitutionnel. Leurs compagnons d'armes devinèrent souvent leur caractère.

Aux jours de combats on vit ces ministres de la Religion se pencher sur les mourants et leur murmurer les paroles mystérieuses et sacrées qui consolent et fortifient les croyants. On les respecta toujours, mais s'ils étaient rentrés dans les rangs de la population civile, sous la surveillance des sections, qui sait si quelque Jacobin irréductible ne les eût pas dénoncés? Tant il est vrai qu'aux jours de révolution l'Armée donne dans ses rangs obscurs un asile souvent inviolable.

Précy en connaissait quelques-uns, de ces prêtres-soldats, il en devinait beaucoup à leur air de résignation, de mélancolie et de bonté. Le général reconnaissait aussi et non sans fierté de vieux compagnons d'armes, simples soldats presque tous, pour ne pas exciter de soupçon. Ils

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