J. Morin, t. 111, p
276 l'insurrection de lyon en 1793
La batterie de gauche, composée de trois mortiers de 12 pouces et d'une pièce de 15 est destinée avec ses trois mortiers à bombarder le quartier de Bellecour, et celui derrière Thôpital avec la pièce de 16 à chasser Fennemi de la tourelle qu'il y a sur le pont de la Guillotière, et à pénétrer dans Lyon jusqu'à la Saône parla rue qui part dudit pont; d'ailleurs, en la pointant sur un angle de cinq à six degrés, la même pièce peut porter sur le toit des maisons et y faire beaucoup de dégâts.
La batterie de trois mortiers de droite peut se diriger sur les maisons depuis la rue la Comédie jusqu'aux maisons de la place de Bellecour.
La batterie de trois pièces de 16, à environ deux cents pas sur la droite de cette dernière, contient deux pièces qui prennent d'écharpe le quartier Perrache, la troisième pièce frappe sous un angle presque droit le quai du Rhône et peut porter son boulet jusqu'à la place des Terreaux.
Enfin la quatrième batterie, composée de deux pièces de 24 est dirigée obliquement sur la redoute du pont Morand ; son objet est de renverser les maisons et les arbres qui la couvrent, ce qui en diminuera considérablement la force dans le cas où Ton voudrait l'attaquer.
Il y aura de plus deux obusiers et deux pièces de 8 qui s'approcheront lorsque le feu des redoutes à la tète du pont sera éteint, et ces deux pièces de trait auront aussi comme objet de tirer sur les troupes qui voudraient sortir par le pont Morand et venir inquiéter nos batteries. Elles ne seront point en batterie et pourront être transportées partout où besoin sera, i
11 serait à désirer aussi qu'on nous envoyât deux pièces de 2 pour remplacer les pièces de 24 qu'on nous a ôtées, mais il faudrait qu'elles fussent accompagnées de canonniers pour les servir, elles seraient très utiles pour détruire les ouvrages qui couvrent le pont Morand.
Un bataillon d'infanterie et un escadron de cavalerie seraient aussi extrêmement utiles. Je tiens une ligne' très longue et je puis être attaqué sur tous les points; ma défense et mon attaque nécessitent cette augmentation de force '.
Après cet exposé des moyens d'atlaque et de leur imperfection, Vaubois craignit probablement d'être accusé