INTRODUCTION
L'insurrection lyonnaise devança de deux jours la chute du parti de la Gironde et le triomphe de la commune de Paris. Les vainqueurs du 29 mai furent successivement qualifiés de Girondins et de royalistes, par ceux qui l'avaient emporté le 31 mai. Ces deux appréciations étaient mensongères.
Le Comité de Salut public, qui dirigeait la Convention et gouvernait la France, connaissait de source sûre les causes de cette légitifne sédition. Exaspéré par les abus de pouvoir de la municipalité et par ses complaisances pour les hommes de désordre, le peuple de Lyon avait renversé des administrateurs indignes. Ses chefs autorisés, ses délégués protestèrent en vain de leur dévouement aux principes répubhcains et de leur soumission au pouvoir central. La Convention, circonvenue parles rapports haineux et inexacts de Dubois-Crancé, repoussa dédaigneusement toutes ces assurances, malgré leur évidente sincérité. Après de hautaines et maladroites sommations, le siège commença et, avec lui, un effroyable bombardement qui dura deux mois.
La population si cruellement traitée, persista dans son loyalisme républicain. La bourgeoisie, d'origine