‹ Contre la terreurChapitre 216 sur 400 · liitlletin (Ivparleinenlal, ri- 20 du 27 août · texte numérisé non relu

liitlletin (Ivparleinenlal, ri- 20 du 27 août

QUELQUES SAGES MESURES .'Jio

militaire de se réfugier dans le C[uartier de Saint-Just ou au bourg Saint-Irénée. Leur tentative de fuite était d'autant plus coupable «qu'ils privaient par une coupable lâcheté et pusillanimité leurs concitoyens du secours de leur participation pour arrêter les incendies^ ».

Des exemples de vaillance étant cependant donnés, comme compensation à ces indignes faiblesses et les femmes se révélaient souventles plus braves. Une modeste jardinière des environs de Caluirc avait vu sa maison envahie par des militaires de Tarmée de Kellermann, sa fille âgée de dix-sept ou dix-huit ans menacée, maltraitée malgré la défense d'un officier. Les deux femmes avaient pu cependant se dégager des assaillants, gagner les avantpostes lyonnais et pénétrer dans la ville. Elles parcouraient les rues en dénonçant aux passants les sévices dont elles avaient été victimes et en rapportant que les soldats de la Convention se proposaient, une fois entrés dans Lyon, de passer tous les habitants au fil de répée*-. Autour d'elles, la foule s'amassait et le môme cri se faisait entendre : « Vengeance! Ne nous rendons jamais ! Périssons sous les décombres. >» 11 est certain que de tels récils valaient mieux pour la défense que les morceaux oratoires du général de Précy ou du Comité de Surveillance générale et de Salut public.

Pendant la journée du 27 août, le tir des assiégeants fut insignifiant. Le soir quelques boulets rouges vinrent frapper des clochers d'église, quelques bombes éclatèrent dans des quartiers peu habités.

La nuit se passa tranquillement, la canonnade reprit dans la matinée à la Guillotière et devant la Croix Rousse et mit le feu h la maison Panthod, qui fut aussitôt évacuée'^ Sur lequai, deux maisons assez vastes devinrent

i. Vaësen, Dociimenfs imprimés^ p. 89.

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