Bulletin déparfemenfa/, n* 17, du 24 août
3. « La destruction de <'('tt<' mais«)n ne nuit pas à la sûreté de ce poste. » [Rapport ilu camp de Caluire^ 27 août (Archives hisfnrifjues de In One ne : Armée îles Alpes^ 1793.)]
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la proie des flammes. Les pompes fonctionDèrent mal, le bruit courut avec vraisemblance que des mains criminelles les avaient dégradées. Le Comité de Surveillance et de Salut public fit afficher un appel k Ténergie « publique ». Le Bulletin départemental le reproduisit :
La peur paralyse les esprits, le courage les enflamme. La peur rive des fers, le courage les brise, la peur favorise les factions, le courage les renverse. Braves Lyonnais, livrez-vous aux sages mouvements du courage et riez des basses spéculations de la peur*.
Après cette antithèse un peu monotone venait une réminiscence classique :
« Montrez-vous avec Ténergie du sage dont parle Horace : que les ruines vous trouvent non indifférents mais spectateurs tranquilles 2. »
Pour relever le moral des habitants, le Comité donnait sur Paris les nouvelles les plus alarmantes : « On peint cette ville, berceau de la Révolution comme cernée de toutes parts par les troupes de Cobourg! 11 en est donc fait de la Liberté! Quatre années de déchirement et de sacrifices ont donc été perdues!... »
Le même Comité était mieux inspiré dans les prescriptions qu*il édictait un peu tardivement. Tous ceux qui occupaient les premiers étages des rues et places (excepté ceux qui étaient en face de l'ennemi et sur le quai du Rhône), devaient les tenir illuminés continuellement depuis huit heures du soir jusqu'à quatre heures du matin. 11 était défendu d'illuminer les étages supérieurs. Les habitants devaient tenir exactement fermés les croisées et les volets de tous les étages. Aucune lumi^re ne devait être tolérée dans les greniers, tours et sur les toits. La force