‹ Contre la terreurChapitre 229 sur 400 · Gl.-Joachim Puy, p · texte numérisé non relu

Gl.-Joachim Puy, p

à deux cornes, ne se doutaient pas que dans l*hôlellerie de Saint-Etienne, appelée le Grand Versailles, il venait d'arriver en grand secret l'ancien colonel de leur régiment, Jean-Guillaume-Louis Scipion, marquis de Nicolay, baron de Sabran, qui avait commandé successivement Angoumois-Infanterie et Lorraine-Dragons ^ L'escadron qui fuyait Saint-Etienne devait retrouver bientôt le marquis de Nicolay, comme nous le verrons, dans de tragiques circonstances.

Après avoir passé une quinzaine de jours dans Tagréa-i ble cantonnement de Montbrison, Servant revint vers le 20 août à Saint-Etienne.

Les moissons étaient coupées; il reçut par émissaire du général de Précy, Tordre d'activer la formation d'un grand convoi de grains et de l'amener à Lyon, en maintenant jusqu'à nouvel ordre « les stations lyonnaises», mais avec des effectifs forcément très amoindris par le prélèvement du détiicbement chargé d'escorter le convoi.

A des signes avant-coureurs, de nouvelles attaques se préparaient de la part des Jacobins du Forez, Servant allait demauder dj nouvelles instructions au général de l'armée de sûreté lorsqu'il fut avisé par le capitaine Roche, commandant à Montbrison <( qu'une force considérable menaçait cette ville'^ ».

L'adjudant-général prélève aussitôt 100 hommes sur la petite garnison de Saint-Etienne et les conduit à Montbrison. La nouvelle du départ se répand dans la ville.

Les Jacobins forment des groupes tumultueux dans les rues, sur la grande place et devant le couvent de Sainte- Catherine.; où sont casernes les Lyonnais en proférant des

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