‹ Contre la terreurChapitre 240 sur 400 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

II nous faut retourner à Lyon. Le bombardement n'est pas interrompu pendant toute la journée du 28 août, les batteries du camp de Caluire, avec leurs pièces de 24 et de 16, tirent sur le faubourg de la Croix-Rousse et sur les redoutes qui en défendent l'entrée^, mais ne produisent que des dégâts matériels peu importants.

L'artillerie de la Guillotière est plus redoutable, surtout la batterie de mortiers établie sur la droite, qui incendie le quartier des Cordeliers- presque entièrement. Les batteries de 24 et de 16 tirent h boulets rouges sur la redoute du pont Morand et sur la place Bellecour. Les canons lyonnais ripostent et la lutte d'artillerie se continue, sur les bords du Rhône, avec un acharnement égal. MM. de Chènelette, de Nervo et de la Salle encouragent les canonniers, pointent eux-mêmes les pièces, donnent à chacun l'exemple du courage. Le Comité de Sûreté générale ordonne d'incessantes réquisitions de terrassiers^; de son côté, la municipalité fait surveiller par des vigies sur les toits «les scélérats qui donnaient des signaux à l'ennemi^ ».

L'organe départemental, dans son numéro du 29 août ■•, ne dissimulait pas un aveu trop tardif et prenait une utile résolution : « Une vérité incontestable, disait-il, a

1. Rapport du camp de Caluire, du 29 août {Archives historiques de la Guerre: Armée des Alpes, ai)ùt 1793).

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