‹ Contre la terreurChapitre 239 sur 400 · Cl.-J. Puy. p · texte numérisé non relu

Cl.-J. Puy. p

344 l/iNSURRECTION DE LYON EN 1793

s'en chargea et partit à pied avec 150 hommes, dont 50 de cavalerie, tous de la garde nationale de Montbrison '. On occupa Saint-Chamond sans difficulté, la ville était presque déserte*^. A des symptômes évidents la population ne croyait plus au succès de lexpédition des Lyonnais et semblait craindre d'avoir des rapports avec eux-*. Rimberg garda les deux tiers de sa troupe et envoya 50 hommes avec une pièce de canon prendre positions l'extrémité du faubourg Saint-Julien, on y signalait une colonne noire et profonde « au loin sur la route et marchant sur Saint- Chamond * ». Les Lyonnais se préparaient à engager le combat, lorsque la colonne ennemie s'étant rapprochée, les éclaireurs de Rimberg reconnurent que c'était un inoffensif convoi de charbon, conduit par de paisibles rouliers. Le bruit s'en répandit et la gaieté fut générale, dans le petit détachement^.

Des habitants, qui revenaient de Rive-de-Gier, prévinrent le commandant qu'un détachement des troupes du général Valette, commandé par le colonel Fugière, renforcé par la garde nationale de Rive-de-Gier, occupait la ville et fouillait les environs. Rimberg ordonna aussitôt la retraite sur Saint-Ktienne. Cette retraite s'effectua dans la nuit du 27 au 28, en très bon ordre. Lyonnais et Moutbrisonnais se sentaient commandés par un véritable officier, ayant rexpérience de la guerre qu'il avait faite en Amérique, sous les ordres de Rochambeau. Dans la ville industrielle où allaient se retrouver les trois détachements de l'armée lyonnaise, une formidable sédition se préparait, La Roche-Négly et ses compagnons d'armes allaient encore livrer une bataille de rues.

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