‹ Contre la terreurChapitre 245 sur 400 · tl., (lu 4 septembre · texte numérisé non relu

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gnies qui ne tentaient point de les reprendre ^ Les soldats du général Rivaz avaient été surpris de voir leurs camarades saisis, désarmés, jetés sur les fontes de deux cavaliers et emmenés au galop dans la direction de Saint- Just. Il est vrai que le lendemain, au même endroit, une patrouille du 5*" régiment de cavalerie enlevait avec la même soudaineté deux cavaliers muscadins'-^'.

La municipalité lyonnaise ne restait pas inactive. Elle redoutait de voir s'eiïondrer un certain nombre de maisons atteintes par le bombardement, surtout sur le quai du Rhône et de la rue Grolée. De nouveaux incendies se déclaraient dans le quartier de Bellecour. Les ouvriers formaientdes escouades de quatre, six, huit et douze hommes, formant ainsi des groupes de charpentiers, de maçons, de serruriers et de manœuvres, ayant leur chef particulier et un matérieldepompesà main, deseaux, haches, etc., pour se porter à la chute des bombes et des boulets et pour arrêter les progrès du feu ^.

Bientôt une note officielle de la municipalité donna la la liste des quartiers incendiés dans lesquels il était recommandé de ne circuler qu'avec les plus grandes précautions : (( L'Arsenal et la rue qui en dépend, les prisons de Saint-Joseph, les rues Sala et Saint-Joseph, l'ancienne Intendance, la face de Bellecour qui donne sur les tilleuls, la grande rue de Thôpital, la rue Plaisir, la rue Paradis, la rue Saint-Dominique, la place des Jacobins, les rues Lafond et Pizay, une partie de THôtel de Ville, la Boucherie^ une partie de la rue de Pêcherie et le quai Saint- Clair*. »

La délation, Tinquisition sévissaient partout. Le Comité particulier de Surveillance et de Sûreté publique, dit des CinÇy décida que les Comités de Surveillance des trente

1. Rapports des trois vavipa^ du 2 au 3 septembre. S. /d., du 5 septembre.

3. Registre de la section des droits de Thomme (Collection Rosas, à Lyon).

4. Archiver historiques de la Guerre : Armée de* Alpes^tepitmhn 1793.

352 l/lNSLRRECTION DE LYON EN 1793

et une sections feraient procéder pur des commissaires à une visite domiciliaire et exacte de toutes les maisons « pour reconnaître et vérifier : 1" Si chaque maison était habitée par des gens sûrs et en quantité suffisante pour surveiller la chute des bombes ; 2'' si les absents des appartements avaient laissé les clés à quelqu'un du corps de logis et, dans le cas contraire, les appartements devaient rester ouverts ; 3° s*il n'y avait pas de gens suspects réfugiés dans les appartements des absents, et qui devaient être, dans ce cas, arrêtés sur le champ et traduits devant le Comité de police à l'hôtel commun ». Les armes devaient être enlevées ainsi que toutes matières combustibles, munitions, gargousses et cartouches si les unes et les autres étaient au pouvoir de gens suspects ^ .

D'autres prescriptions obligeaient à ouvrir les fenêtres des appartements « l'expérience constatant que l'éclat des bombes était infiniment moins dangereux », ce qui était contestable. Le Comité était mieux inspiré quand il invitait les citoyens à garnir de paille et de foin mouillé le pavé du devant de leurs maisons et les cours, cette précaution pouvant amortir le choc de la bombe et mc^me éteindre la mèche avant qu'elle n'éclatât-.

Les soupçons s'éveillaient facilement sur des dénonciations qui ne paraissaient pas fondées. Des commissaires enquêteurs nommés par les corps administratifs se transportaient inopinément dans l'ex-couvent de Sainte-Marie des Chênes, aux bureaux de M. Billon du Plan, directeur des subsistances militaires et malgré ses protestations, se livraient à une vérification minutieuse de ses comptes '^ qu'il fallut reconnaître parfaitement exacts.

Le moral des troupes lyonnaises ne s'affaiblissait pas, loin (le là, il se ntilitarisaii,

1. Extrait des registres (lu comité (le la section des droits de l'homme, 1" septembre. (Var-seii, Documents impriuK's.)

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