CHAPITRE XX
LE COMBAT DANS LES RUES DE SAlNT-ÉTlENxNK. — LA RETRAITE SUR MONTBRISON. — LA SURPRISE DE SAIN'T-ANTHÈME
Lorsque la petite colonne que commandait La Roche- Négly ou plutôt Rimberg, comme il voulait être appelé, était revenue de sa reconnaissance de Rive-de-Gier, elle était rentrée à Saint-Etienne, pendant la nuit du 27 août et avait repris possession de son vieux couvent de Sainte-Catlierine, sur le Pré de la Foire*. Le capitaine Puy, qui n'était pas sans inquiétude, avait doublé son poste, porté à 40 hommes, et visité lui-même ses factionnaires avec d'autant plus de soin que le corps de garde se trouvait assez éloigné du casernement des soldats dans les anciennes cellules des religieux.
Les travaux de la route actuelle de Saint-Etienne à Montbrison et à Roanne, traversant les cours du couvent, V avaient fait ouvrir une brèche'*, cause d'incessantes préoccupations pour le digne quartier-maître. Celui-ci sétait rendu dans la matinée chez un officier de la garde nationale de Saint-Etienne, M. Courbon de Montviol, Bégociant estimé à Saint-Etienne et tout acquis à la cause lyonnaise. Le capitaine Puy apprit par son hôte que les ouvriers jacobins s'étaient procuré des fusils et des cartouches, qu'ils se groupaient sur la place Chavanelle ' pour assiéger le détachement dans son couvent. Le