‹ Contre la terreurChapitre 258 sur 400 · Aujourd'hui plare <hi Peuple · texte numérisé non relu

Aujourd'hui plare <hi Peuple

2. Cl.-J. Puy. Note «les éditeurs : MM. Louis Chaleyer, Gustave Véricel et J.-M. Devet, p. 65.

3. « La place Chavanelle et la rue Neuve étaient situées sur le parvis de Notre-Dame, quartier aristocratique bâti au xvii' siècle et embelli au xviu'. » iGominumcation de M. Claude-Noël Desjoyeaux.)

370 l'insurrection de lyon en 1793

quartier-maître court à Sainte-Catherine, fait sortir les 40 hommes de garde avec deux pièces de canon au centre, braquées sur la rue Froide, alors fort populeuse. Les ouvriers y sont groupés avec des intentions hostiles, ainsi que dans la rue Neuve et la rue de Lyon, débouchant aussi sur le Pré de la Foire.

D'autres attroupements aussi menaçants se forment sur la montagne Sainte-Barbe, devant la chapelle où ils sonnent le toscin^

En Tentendant, le général Rimberg se met à la fenêtre de sa chambre, à Thôtel du Grand- Versailles^, en face du couvent. Il approuve la sortie du poste et veut se placer à la tête de ses nouveaux soldats, mais la foule s'oppose à ce que personije ne sorte de Thôtel. Six cents ouvriers font face aux Lyonnais, les menaçant, les injuriant. Puy, en vieux grenadier qu'il est resté, commande : « Joue ! » ce qui produit un mouvement de recul. Quelques meneurs se détachent et demandent à fraterniser. On sait ce que cela signifie en cas d'émeute ; cette fois Puy commande : « Canonniers, à vos pièces ! » ce qui est inutile, car les braves artilleurs restent comme des statues à leurs places de servants de la pièce, mais le commandement produit une salutaire panique. Les émeutiers se réfugient derrière les femmes qui tiennent le marché ^ S'adressant h celles-ci, Puy les prévient qu'on va tirer, tout le monde se disperse en courant par la rue Neuve.

Lyonnais et Montbrisonnais, ainsi que le détachement venu de Saint-Chamond, avaient pris les armes et se formaient un peu en arrière du poste, occupant toute la façade Ouest du couvent de Sainte-Catherine. C'est alors qu'arrivaient au j^rand trot une quinzaine de leurs cavaliers. Poursuivis parla populace, ils avaient dû mettre le sabre à

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